• Se libérer
    Se libérer

    Intégrer des expériences difficiles par l'hypnose intégrative®, la thérapie par les mouvements oculaires, l'intégration du cycle de la vie ICV®.

  • Comprendre et transformer
    Comprendre et transformer

    Se libérer des troubles somatiques par les psycho-bio-thérapies ou thérapies émotionnelles, orientées vers le développement, la transformation, et l'évolution.

  • S'épanouir
    S'épanouir

    Préserver sa santé au travail par la psychologie du travail et de l'activité, développer de nouveaux horizons avec les bilans professionnels et bilans d'orientation.

Marie-Christine Abatte

L'apparence requiert art et finesse. La vérité, calme et simplicité.

Emmanuel KANT

Psychologue, thérapeute émotionnelle, clinicienne de l'activité, j'aide les personnes qui le souhaitent à retrouver du sens, un nouvel équilibre, un mieux-être, un développement, ou une nouvelle direction à leur parcours de vie.

Signature de M-Christine Abatte - Psychologue

Des questions ?

N'hésitez pas à me contacter pour toute demande d'information.
M-CHristine Abatte - Psychologie du travail

Vie professionnelle

Spécialisée en clinique de l'activité et en bilan de compétences, j'accompagne depuis plus de 10 ans les jeunes dans leur orientation, les entreprises dans leur développement et les professionnels dans leurs projets d'évolution professionnelle. L'originalité de ma pratique réside dans la pluralité des méthodes employées et des combinaisons possibles pour agir avec pertinence sur vos besoins.

  • orientation
  • stress au travail & burn-out

Pour les jeunes, collégiens, lycéens, étudiants post-bac, jusqu'à 20 ans : vous souhaitez être accompagné(e) pour vous orienter et trouver un projet qui vous ressemble ?

Pour les actifs (salariés, non-salariés) : vous souhaitez vous réorienter, rebondir après une période difficile, retrouver une dynamique de carrière, ou évoluer professionnellement ?

en savoir +
M-CHristine Abatte - Thérapies complémentaires

Vie personnelle

Mon approche réunit différentes méthodes thérapeutiques et cliniques, en considérant la personne dans sa globalité, et en intégrant son univers dans une démarche sur mesure pour l'accompagner au mieux sur son chemin. Ma boîte à outils est évolutive, je me forme régulièrement et acquiers de nouvelles pratiques et techniques.

  • hypnose
    RITMO®
  • ICV®
  • Thérapies
    émotionnelles
  • Thérapies
    des schémas

L'Intégration du Cycle de la Vie® est une technique nouvelle issue des avancées des neurosciences qui permet, sur quelques séances, de réparer un évènement précis et, sur un temps plus long, d'apporter un apaisement et une base de sécurité dans le cas de traumatismes complexes.

en savoir +
LE PLI DU PSY

Articles récents

HOMME-FEMME, COUPLE : NOS VENTS CONTRAIRES

L’amour, la relation, le couple, est une singulière aventure, une traversée au long cours. Comme l’explique le médecin sexologue Sylvain Mimoun[1], le « Nous » est un projet « chargé de toutes les attentes, de tous les rêves, et menacé de toutes les imperfections[2] ». La navigation de la vie amoureuse peut être fluide et paisible par moment, mais il peut aussi arriver que le vent change, conduisant le couple à faire route sur des océans d’émotions, des mers d’incertitudes jalonnées d’imprévisibles dangers. 

En consultation, je rencontre des hommes et des femmes qui évoquent leur relation sentimentale, leur mariage, leur vie amoureuse ou sexuelle, parfois mélancoliques des premiers moments de leur couple à ses débuts. D’une certaine façon, ils s’accrochent au souvenir idéalisé de cette période magique de découvertes et de séduction de leur amour originel. 

Pour garder le cap, les partenaires vont devoir vivre tout un apprentissage, une maturation, un travail d’acceptation de l’autre, vers une évolution incontournable, petit deuil du couple idéel, vers la cocréation d’une relation mature et constructive, empreinte de communication et de concession. En somme, il va falloir s’adapter et avoir le pied marin !

 

Vendée Globe[3] versus Route du Rhum[4]

Le couple naissant va ainsi prendre la haute mer, et s’exposer aux vents et aux courants du large. Dans son ouvrage, le Dr Mimoun distingue les trois principales phases ou étapes à franchir pour solidifier la relation jeune vers un couple durable à proprement parler :

 

  • La phase de la fusion (1+1=1) : fusion, symbiose, osmose… Dans cette période d’émerveillement et de fascination, c’est le « Nous » qui compte, le « Moi » se retrouvant en retrait. C’est la période où l’on ne fait qu’un avec l’autre, où l’on fait tout ensemble, où l’on se comprend, sans avoir besoin de parler, dans une complicité totale, une communion d’idées, de pensées et de valeurs... Les activités sont pratiquées à deux, très peu de choses sont envisagées sans l’autre, c’est la phase de création d’une bulle dans laquelle on s’isole délicieusement à deux, loin des autres, tant on a l’impression d’avoir trouvé la moitié de soi, l’âme sœur.

 

  • La phase de dé-fusion (1+1=3) : Cette phase fait forcément suite à la première ; cette période permet la réappropriation de soi comme sujet individualisé, et l’on y redevient en quelque sorte soi-même. C’est là que nous affirmons alors nos différences, nos goûts et nos valeurs distinctes, mais aussi nos désirs, nos priorités, nos croyances, nos défenses. L’équation est alors composée de chaque Moi (1+1), le tout additionné d’une entité à part entière qu'est la relation, le couple. C’est à ce moment où les partenaires se défusionnent et se différencient à nouveau. Cette distanciation de l’autre peut être mal vécue, et faire rejaillir d’anciennes blessures de rejet, d’imperfection ou d’abandon. Il s’agit d’une étape dangereuse pour le couple, une phase de déséquilibre à traverser, où les voies d’eau sont probables, les écueils pas toujours apparents et les abandons nombreux.

 

  • La phase d’exploration du cadre : C’est ici que s’entame une répartition des temps, ceux que l’on souhaite vivre à deux, et les autres. Dans cette période, chacun se tourne vers l’extérieur, les amis, les sorties, les activités mises en pause pendant les deux précédentes phases. Cette période est tout aussi délicate à négocier, en fonction du degré d’élasticité, d’ouverture et d’écoute dans le couple. Entre balance et juste distance à trouver, c’est une période de questionnement et d’influences extérieures, de comparaison à d’autres couples aussi. De cette remise en question de la relation s’établira ou non une communication positive, une exploration des contours de la relation, une mer moins formée, calme mais trompeuse, car potentiellement porteuses d’autres troubles, les non-dits, malentendus, frustrations... Autant de risques de chavirer.

 

Après les alternances de sérénité et de gros temps, le couple-équipage, parfois éprouvé, se dirige vers l’équilibre-socle, la stabilité et la maturité. Le couple a travaillé ses ressources, renforcé ses liens pour construire l’avenir. Il a un horizon. Toutefois, il n’existe pas de règles gravées dans le marbre, pas de durée ou progression normale, de programme à suivre, parce qu'évidemment chaque couple est unique.

 

Météo émotionnelle et communication

Au XXIe siècle, il est plus naturel et admis d’afficher des décalages de comportements et d’états d’âme dans le couple : Désormais, des hommes peuvent avoir des comportements que l’on prétend féminins, et vice et versa. Mais le plus souvent l’homme se définit par le « faire ou l’agir », le métier exercé, les sports ou activités pratiquées, les études suivies, les projets en cours. 

La femme se décrira plus facilement par sa situation sentimentale, conjugale ou familiale, mais aussi par le caractère, les traits de personnalité, en somme par « l’être », comme l'explique la psychologue clinicienne Yolanda Mayanobe[5]. Ainsi les émotions masculines et féminines s’expriment de manière différente, même si encore une fois, rien n’est absolu ni figé. 

Pour les femmes, les mots choisis traduisent la palette émotionnelle et affective. Elles parlent plus librement de leurs émotions et ainsi relâchent les tensions, y compris par les larmes. Les hommes peuvent être déroutés par ces manifestations émotionnelles, car certains hommes sont encore persuadés de devoir camoufler leurs affects ou leurs émotions. Comme si le contrôle leur était indispensable pour rester crédibles. A noter que les hommes qui ont engagé un travail thérapeutique ou qui ont réfléchi sur eux-mêmes sont  fréquemment plus disposés aux échanges, à évoquer leurs états émotionnels. Si les femmes ont besoin de se raconter et d’être écoutées _ même sans apport de solutions concrètes _ certains hommes se retrouvent parfois en décalage face à ces attentes, auxquelles ils répondent par des tentatives de solutions, voire d’injonctions (« il faut », « tu devrais » etc…). En effet, les messieurs sont globalement moins enclins à attendre un conseil ou une aide, préférant intérioriser les difficultés jusqu’à trouver leur solution.

 

Rugissants, hurlants, déferlants[6]

En matière de couple, il existerait des étapes temporelles synonymes de crise : 3 ans, 7 ans, 10 ans… sans qu’il s’agisse là encore d’une règle, norme ou vérité. Beaucoup de divorces sont prononcés entre 3 et 4 ans de mariage. Il existe d’autres périodes temporelles délicates à franchir, telle la naissance du premier enfant, voire le départ du dernier de la maison. En fait chaque grand bouleversement peut générer une crise dans le couple : Mutation ou changement de travail, déménagement, problèmes de santé, départ à la retraite ou perte d’emploi… Si le divorce[7] a été multiplié par 4 depuis les années 60, 18% ont lieu avant 5 ans de mariage, et 33% avant 15 ans. 

Alors pourquoi se séparent-on ? La sociologue Irène Thery[8] nous apporte quelques éléments de réponse. Elle évoque côté femme, les difficultés liées à l’indifférence, la divergence d’intérêt, les injures et problèmes sexuels, le caractère de l’autre dans 21% des cas ; à 15% pour l’adultère ou la naissance d’un enfant ; la violence physique pour 13%, les problèmes professionnels 7%, la maladie ou un accident 6%, pas de crise précise 5%, la famille (mésentente avec la famille de l’autre ou sa propre famille) à 4%, et une rubrique « divers » à 14% regroupant des problématiques d’alcoolisme, d’abandon du domicile.

Côté homme, les motivations évoquées sont à 21% des difficultés de couple à proprement parler, pas de crise précise pour 17%, l’adultère 16%, le travail ou la naissance d’un enfant 8% ; la famille 7%, la maladie ou accident 6%, le départ du domicile 4% et la rubrique « divers » (alcoolisme et violences) à hauteur de 13%. A noter comme le souligne I. Théry dans son livre, la violence physique évoquée par les femmes est ignorée par les hommes , et l’absence de crise supposée par les hommes (17% des récits masculins) n'est qu'à 5% pour des récits féminins.

Des chiffres qui donnent à penser.

 

Il est probablement illusoire de vouloir changer l’autre, le transformer pour qu’il/elle ressemble à notre idéal (féminin ou masculin). Le couple est affaire de concession, complicité, communication et tendresse, autant que de respect, de sentiment et de sensualité. Lorsque le couple est en crise, il vaut mieux dédramatiser avant d’entamer immédiatement une thérapie de couple, voire une séparation. Si le thérapeute peut soutenir et aider une personne qui s’interroge sur sa vie personnelle et sur l’avenir de sa relation, c’est avant tout à chacun, individuellement de progresser de manière active sur cette démarche. Le « tout-tout-de-suite » ou le « tout-ou-rien » ne sont pas réalistes ni rentables, en amour comme dans les relations humaines en général. Les difficultés en amour se surmontent avec dialogue, volonté, courage, engagement, acceptation, intelligence et … petits pas.

Très souvent, nous nous apercevons en thérapie que l’homme et la femme ont tous les deux raison, disent chacun à leur manière la même chose, voire ont les mêmes besoins. Dans la relation homme-femme, c’est d’abord d’être écouté, rassuré et compris qui permet d’avancer. Si les mots d’amour calment les maux d’amour, l'amour reste fragile et s'entretient, car « l’amour naît de rien et meurt de tout[9] ». 


---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute 

 

[1] Le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue, andrologue et sexologue, intervient régulièrement dans le journal de la santé sur les questions de sexualité, et a une chronique dans Femme Actuelle.

[2] S. Mimoun et R. Etienne “Sexe et sentiments” (2004) Albin Michel.

[3] Un tour du monde en solitaire, sans escales et sans assistance. La course – surnommée « l’Everest de la mer » à cause de sa difficulté – prend la mer tous les quatre ans, au départ des Sables d’Olonne, en Vendée. 

[4] Ici pas de tour du monde, une « simple » traversée de l’océan atlantique, sur les traces des anciens bateaux marchands. Créée en réponse au refus de 56 bateaux jugés trop gros par les anglais, elle est relativement courte (10 jours à peine) et relie tous les quatre ans Saint Malo à Pointe-à-Pitre. 

[5]   Yolande Gannac- Mayanobe http://lartdubonheuralicien.blogspot.com/2014/08/qui-suis-je.html

[6] Rugissants, hurlants, déferlants : Les 40e rugissants, 50e hurlants, et 60e déferlants sont des vents que l’on retrouve dans l’Océan Austral, au plus proche de l’Antarctique. Ils portent les numéros des parallèles qui les délimitent, dans l’hémisphère sud. Leurs noms bruyants peuvent effrayer, et à raison : longtemps redoutés en raison de leur puissance, ils ont façonné les routes maritimes des navires qui se hasardaient dans ces eaux.

[7] Source : Francoscopie 2003, Editions Larousse

[8] Irène Thery « Le démariage. Justice et vie privée ». Irène Théry, sociologue du droit, directrice de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Marseille, a beaucoup travaillé les liens entre couple, filiation et parenté, ainsi que les questions relatives au divorce. https://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/au-temps-du-demariage-entrevue-avec-irene-thery/

[9] Citation d’Alphonse Karr, romancier.

Lire l'article  

ETUDIANTS 2020-2021 : ENTRE MALAISE ET FALAISE

Du lycée à la fac, c’est le même discours : flottement et incertitude, un malaise diffus empreint de résignation, les étudiants de l’année 2020-2021 ne savent plus très bien pour quoi ils travaillent.

De nombreux psychologues, soignants, accompagnants et associations alertent depuis plusieurs mois sur cette détresse de la jeunesse. Le Ministre de la santé lui-même d’indiquer fin novembre « qu’un tiers des étudiants ont présenté des signes de détresse psychologique » durant le premier confinement. 

Certains syndicats étudiants font un constat plus alarmant encore, en effet selon l'enquête publiée en juillet 2020 « Les jeunes face à la crise : l'urgence d'agir » de la FAGE[1], il semblerait que « deux tiers des étudiants ressentaient le besoin de se confier à quelqu'un, d'être écoutés, et que 23 % ont eu des pensées suicidaires[2] ». Une potentielle « bombe à retardement sociale et humaine » selon certains présidents d’universités. 

La période de confinement liée au Covid-19 a fragilisé la jeune génération : près des trois quarts d’entre eux déclarent avoir été impacté au niveau psychologique, affectif ou physique (73%), une proportion nettement plus importante que la moyenne de la population.

En plus de la démotivation, certains jeunes connaissent d’importantes difficultés financières et matérielles, voire un basculement dans la précarité. 

Les cours en présentiel dans les universités ne devraient pas reprendre avant février 2021.

Entre isolement, perte de motivation, décrochage, et souffrance psychologique, l’année universitaire s’annonce à haut risque pour beaucoup d’étudiants.

 

Une ascension difficile

Depuis le deuxième confinement, apparait (enfin) une prise de conscience des dangers pour la santé mentale de la génération étudiante. Une enquête du Centre National de Ressources et de Résilience[3] publiait en octobre dernier des chiffres inquiétants, selon lesquels 16,1%[4] se sentaient en dépression, 22,4% en détresse sévère, 24,7% en stress important, et 11,4% avaient même des idées suicidaires. En effet, certains jeunes ont du mal à payer leur loyer, se soigner, se chauffer, se nourrir correctement. Pour d’autres, c’est le projet d’orientation qui est revu à la baisse.

Selon le syndicat étudiant, près des trois quarts des 18-25 ans déclarent avoir rencontré des difficultés financières au cours des trois derniers mois (74%). Payer les charges liées à leur logement (54%), avoir une alimentation saine et équilibrée (53%) ou encore, pour les femmes, acheter des protections hygiéniques (32%) ont été difficiles au cours des trois derniers mois. Pour les jeunes en recherche d’un emploi, la situation est tout aussi tendue, car c’est la contraction du marché du travail qui les préoccupe, la fragilisation du travail temporaire et des « jobs », ce qui va accroître plus avant les situations de précarité, et creuser incontestablement les inégalités. Pour les jeunes exerçant une activité professionnelle, 72% ont vu leur activité salariale impactée réduite ou interrompue au cours des trois derniers mois. Si cette situation a été temporaire pour 33% d’entre eux, elle a été définitive pour près d’1 sur 10 (9%). Une situation encore plus compliquée pour les étudiants puisque 42% l’ont vu interrompue partiellement, et 14% de manière définitive (Source FAGE).

 

Tenir prise

Pour autant, les étudiants plus chanceux et soutenus par leur famille ne sont pas en situation de confort, tout en partageant la situation de leurs camarades moins favorisés. « Nous ne pouvons rien changer à la situation, mais peut-être il faudrait apporter une meilleure aide économique et sociale envers les étudiants », propose Luca. « Des primes plus importantes, mais aussi agir directement sur l’organisation universitaire pour faciliter les étudiants ». 

D’un point de vue de l’organisation des cours, près de 2 étudiants sur 5 (18%) se sont déclarés insatisfaits de ce qui s’est passé pendant le confinement. Pour une très grande majorité, les étudiants évoquent en premier lieu des raisons liées à leur établissement (pas de cours proposés, pas de mise en place de plateformes, pas d’échanges avec les enseignants, etc.) (79%). Pour une part non négligeable d’entre eux (53%), le confinement a été rendu difficile par des raisons matérielles non appropriées (problèmes de connexion 42% problèmes d’équipements 31%, ou encore un environnement de travail peu adapté 31% (Source FAGE). Luca[5] précise que « les outils d’accessibilité ne nous permettent pas toujours de suivre les cours et d’être correctement évalués. L’interaction n’est pas du tout facilitée, les professeurs ne sont pas très à l’écoute, eux-mêmes en difficulté face à la situation sanitaire ». Loan précise que « c’est aussi difficile pour les travaux de groupe, pendant les confinements, on a des rythmes de vie très variables, ce qui freine la coordination ».

 

Peur de la chute

Beaucoup d’étudiants évoquent la peur de la chute, de la rupture du parcours universitaire ou scolaire. Malgré les efforts déployés par les établissements, plus de 8 étudiants sur 10 déclarent que le confinement a provoqué un décrochage de leurs études (84%). Ce qui s’accompagne d’une inquiétude partagée par près d’un étudiant sur 2, celle de voir leur diplôme être dévalorisé (45%) (Source FAGE). Comme Mia qui redoute de ne pas finir son parcours étudiant et confie « On n’est pas assez écouté, quand on leur expose nos problèmes de suivi, j’ai peur de décrocher de mes études à cause de tout ça, j’ai plus le gout d’apprendre ». 

La moitié des étudiants déclare avoir vu son projet d’orientation et professionnel pour l’année 2021 impacté (52%), soit parce qu’il aura pris du retard (23%), qu’il aura été stoppé de manière définitive (9%) ou qu’il aura évolué différemment (Source FAGE). Gaël confie « ce qui m’inquiète c’est d’avoir un moins bon niveau que les étudiants des années précédentes, et d’avoir plus de difficultés pour les années suivantes ». Thomas déplore lui « des professeurs qui préfèrent parfois nous « fliquer » plutôt que d’essayer de comprendre les difficultés des étudiants. […] Ma principale inquiétude est de savoir si je vais réussir mes partiels ou avoir d’aussi bonnes notes que si je passais mes examens en présentiel ».

Loan précise qu’il « y a une rupture de contact avec les professeurs et les universités, on a beau avoir des cours et des mails, ça ne remplace pas les discussions à la fin du cours ». Et d’ajouter que « la plus grande difficulté est le manque de contact social. Même si on est confiné avec quelqu’un et que tout se passe bien, son seul contact ne suffit pas et il manque le contact de personnes différentes, nombreuses, pas toujours les mêmes ! »

 

Soutenir l’esprit : préparation mentale et performance

La préparation mentale fait partie de la boite à outils du psychologue, empruntée à la psychologie du sport et de la performance. Les psychologues du sport étudient les liens et les rapports de cause à effet entre les facteurs psychiques et la performance sportive. Le terme de « préparation mentale » qualifie l'ensemble des techniques existantes utilisées afin d'améliorer le niveau de performance d'un sportif, voire un athlète de haut niveau. La préparation mentale s’adresse généralement aux sportifs en difficulté ou en perte de confiance, ceux qui ont besoin de (mieux) gérer leurs émotions, et d’améliorer leur concentration par la visualisation, la relaxation, l’imagerie mentale… Utiliser les apports de la psychologie du sport et de la préparation mentale pourra intervenir pour développer :

  • La motivation : L’ensemble des forces qui poussent une personne à s'investir et à éprouver le plaisir dans les performances.
  • L’estime de soi : La perception d'une personne de sa propre valeur. Il s'agit du jugement global qu'elle porte sur elle-même.
  • La détermination : La capacité à agir avec résolution pour atteindre un objectif à court ou à long terme.
  • La confiance en soi : La faculté de croire en soi, en ses capacités.
  • L’autonomie : La capacité à se débrouiller seul, quelles que soient les circonstances.

 

Il est aussi intéressant de travailler sur d’autres axes complémentaires :

  • L'audace : La capacité à oser et à prendre des risques.
  • La lucidité : La capacité d'analyser avec objectivité et exactitude une situation et planifier ses objectifs.
  • Le contrôle de soi : La capacité à maîtriser ses émotions et ses comportements (y compris la gestion de la pression et du stress)
  • La rigueur : La capacité à s'imposer un haut niveau d'exigence.
  • La combativité : La capacité à lutter quelles que soient les circonstances.
  • La concentration : La capacité à focaliser sa pensée sur un objectif précis en s'isolant du monde extérieur.
  • La récupération mentale : Prévenir l’usure psychologique.

 

Enfin, comme beaucoup de sportifs qui se fixent des buts à long terme, les étudiants ont parfois du mal à gérer leurs efforts sur de longues amplitudes, et en l’absence de cadre spatio-temporel structurée spécifique aux études. Comme Theo l’explique « j’ai déjà été confronté à l’isolement pendant ma PACES. Ce qui est difficile c’est de conserver un emploi du temps fixe et de resté motivé. Il faut continuer de communiquer, garder un contact social avec ses proches, et ne pas perdre de vue son objectif  ». 

Il est fondamental d’apprendre à décomposer le travail en objectifs à court terme, avec des priorités, une organisation hiérarchisée et un calendrier. « [Les confinements], c’est un moyen de prendre du recul sur nos choix, s’introspecter ; et puis cela apprend à travailler en autonomie et à utiliser les outils numériques » (Théo). En effet les trois quarts des étudiants se déclarent satisfaits de la place occupée aujourd’hui par le numérique dans leur parcours scolaire (73%), pour une grande majorité d’entre eux, à long terme, elle devrait continuer s’accentuer (79%) (Source FAGE). 

 

Utiliser l’art guerrier et la « Voie du rocher »

Je ne résiste pas à recommander la lecture d’un ouvrage aussi profitable qu’intéressant : « La Voie des guerriers du rocher »[6] d’Arno Ilgner. Beaucoup de grimpeurs amateurs et professionnels de l’escalade l’ont déjà dans leur bibliothèque. Il s’agit d’un livre-programme d’entrainement mental et une philosophie de l’escalade, tirée de la tradition guerrière et de sa littérature. 

Cet ouvrage n’incite bien entendu pas au combat ou à l’agressivité ; il tire profit d’applications pacifiques d’anciennes traditions martiales utilisées dans les séminaires de préparation mentale pour pratiquants chevronnés de l’escalade. Il n’est pas question de technique ou de force physique, mais d’utiliser la combinaison de la psychologie du sport et de la littérature guerrière pour mobiliser l’ensemble des ressources du mental. « Nos habitudes mentales érigent des barrières superflues et souvent […] privent nos performances de toute vitalité. Prendre la décision d’étendre sa conscience est l’un des fondements de la Voie des guerriers du rocher. […]. Il nous faut prendre conscience de nos processus mentaux, qu’ils soient subtils, ignorés, cachés ou négligés. Nous avons tendance à nous fier à ce qui est confortable, connu et sûr. […] Prendre conscience de ces processus est la première étape pour comprendre comment ils affectent notre performance ». L’ouvrage liste un programme en sept processus : La prise de conscience, la subtilité, l’acceptation de ses responsabilités, donner, choisir, écouter et enfin le « parcours ».

Se concentrer sur le parcours, non la destination est un des principes tirés de ce livre. Selon Ilgner, « on a tendance à vouloir s’extraire au plus vite d’une situation stressante ». Pour le grimpeur, le risque est constant, et il est même la raison d’être de la pratique de l’escalade. Le stress peut pourvoir une position pour soit apprendre soit à contrario « s’abandonner à des pensées inhibantes […], dilapider son attention par des pensées négatives ou une propension aux souhaits ».

 

La crise que nous traversons est composite : de sanitaire, elle a évolué en une crise sociale et économique, qui perdure. Fracture numérique, espace de travail non adapté, décrochage, démotivation et perte de sens, difficultés financières… les risques et écueils sont nombreux, l’impact de la crise est lourd pour la population étudiante de cette année 2020. Cette crise, comme la pratique d’un sport dangereux, confronte à autant de situations périlleuses : « La clé est d’accepter la nature chaotique de l’expérience que nous vivons pour y accorder toute notre attention. […] Se focaliser sur une destination favorise l’apparition d’une forme d’angoisse liée à la « réussite » et à « l’échec ». Les mots réussite et échec sont entre guillemets car un guerrier ne les emploie jamais. Il ne conçoit pas le résultat de son effort en ces termes. Son but provisoire est peut-être d’arriver au sommet […] mais il réalise en réalité un objectif plus élevé : apprendre. Le guerrier ne sait quel résultat final lui garantira le plus grand apprentissage ».

 

Une escalade de l’intérieur.

 

---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute

 

[1] FAGE : Fédération des Associations Générales Etudiantes, une organisation étudiante représentative, reconnue par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

[2] Enquête IPSOS.

[3] Enquête CN2R publiée le 23 octobre dernier, consacrée à l’impact du confinement de mars 2020 sur la santé mentale des étudiants.

[4] Sur 70 000 répondants

[5] Micro-trottoir auprès d’étudiants du supérieur de Montpellier, novembre 2020. Les prénoms ont été modifiés.

[6] Arno Ilgner, « La Voie des guerriers du rocher. Préparation mentale pour grimpeurs ». Les Editions du Mont-Blanc, 2013. ISBN 978-2-36545-011-9

Lire l'article  

AUTOMNE 2020 : UNE DEPRESSION « SANISONNIERE »

Il s’agit plus d’un néologisme qu’une faute de frappe. En effet, entre la crise sanitaire créée par la pandémie, la morosité ambiante qui en découle, et l’entrée dans la saison « triste », l’automne 2020 s’annonce particulièrement déstabilisant pour le plus grand nombre d’entre nous, sur le plan émotionnel et psychologique.

Depuis le changement d’heure, les jours raccourcissent et la nuit arrive plus tôt, le soleil se voile, le mauvais temps s’installe. Nous avons l’impression de voir de moins en moins la lumière, les températures baissent progressivement, les feuilles tombent. 

Chaque année, c’est un français sur dix[1] qui souffre du manque de luminosité naturelle et de la baisse de vitamine D qui en résulte sur l’automne et l’hiver. 

Les symptômes à caractère dépressif durant cette période correspondent à ce que l’on nomme la « dépression saisonnière ».

Mais cet automne-hiver 2020 s’annonce bien plus pesant, puisqu’aux troubles saisonniers vont se superposer les effets du deuxième confinement et du contexte de crise sanitaire mondiale.

 

Pressions et dépressions

Dans les symptômes communs de la dépression « classique » et de la dépression « saisonnière », nous retrouvons : Une baisse sensible de l’énergie et de la motivation, de la tristesse et des troubles de l’humeur, une fatigue durable et un sommeil peu réparateur, une diminution de la libido et un isolement social.

Un épisode dépressif classique entraine également l’apparition d’idées « noires » à morbides, une capacité décisionnelle amputée voire empêchée, et la diminution de la recherche de plaisir. 

La différence avec la dépression saisonnière se situe au niveau somatique ou neuro-végétatif : si la dépression « classique » entraine une perte de l’appétit et de poids, avec une diminution du sommeil, la dépression « saisonnière » provoque à contrario une augmentation de l’appétit, avec une appétence particulière pour les graisses et le sucre, une prise de poids, ainsi qu’une envie de dormir plus longtemps qu’à l’accoutumée[2]. Nous ressentons plus ou moins ces perturbations saisonnières en fonction du degré de sensibilité personnel ; ces phénomènes sont désagréables, mais à cela rien d’anormal.

Cependant, en cette période de deuxième confinement, les choses se compliquent : les mesures de restrictions sociales et sanitaires, la crise économique et le climat dépressiogène majore la baisse de moral transitoire. Pour le chercheur en psychologie sociale Christophe Haag  « en temps normal, on a une pensée négative toutes les deux secondes, en ce moment, elles arrivent en continu et avec une plus grande intensité ; elles s’ancrent plus durablement dans le cerveau. » Effectivement, la diffusion quasi permanente sur les médias d’actualité et les réseaux sociaux des nouveaux chiffres de contaminations, des nouvelles mesures, restrictions, voire sanctions, des informations et données, tout cela épuise le moral et empêche de se reposer. La charge émotionnelle augmente, en fréquence et en intensité, « les émotions toxiques viennent consommer le potentiel d’attention qu’on ne peut alors plus mettre dans d’autres tâches[3]». La charge mentale[4] et émotionnelle, les ruminations, frustrations ou les sentiments d’empêchement et d’injustice, entrainent une chronicisation de l’état de fatigue : Nous devons veiller à éditer une attestation de déplacement, prendre un masque, surveiller les distances entre les individus rencontrés, respecter les mesures barrière, sans parler de la gestion concernant les enfants et leur scolarité[5]… Le cerveau sature.

 

Confinement rose 

Le confinement d’avril avait permis à certains de profiter de leur jardin et de la nature, des fleurs, du jour jusqu’à presque 22 heures ; des barbecues, des bains de soleil, de la piscine, du jardinage, du bricolage et de la pâtisserie, du sport et des jeux de plein air, ou tout simplement de l’air et de la lumière du printemps. Pour d’autres, le confinement de mars-avril était empreint d’opportunités, faire des activités avec ses enfants, passer du temps avec eux, son conjoint, se laisser porter par des journées à rallonge sans la pression des horaires et du temps. 

D’aucuns ont avoué s’être redécouverts eux-mêmes, leur famille, leur couple. Favorablement ou défavorablement… Pour d’autres encore, la centration sur soi a favorisé une redéfinition des priorités, des valeurs, de ce que l’on voulait vivre dans ce que l’on a appelé « le monde d’après ». De nouveaux projets de vie ont muri, il a été question de déménager, de changer de région, de vie personnelle et professionnelle, de milieu, de contexte, de métier, d’entourage, de voisins, parfois de conjoint, et de se focaliser sur ce qu’il y a d’important. Il y avait aussi de l’enthousiasme à « sauver des vies » en adoptant une attitude responsable, à respecter les mesures et à soutenir les professionnels mobilisés par la crise.

 

Confinement gris

De l’autre versant, les sociologues ont mesuré les tensions et les aggravations des inégalités sociales, la précarité accrue, mais aussi la très conséquente différence entre les français qui possèdent un jardin, un extérieur, et des liens sociaux, avec les français des classes dites « populaires et urbaines », confinées dans de petits appartements, des cités, ou des logements sociaux.

Les économistes et les prévisionnistes ont constaté les dommages de la crise économique, souligné les incertitudes sur l’avenir et l’emploi _ de ce qu’ils qualifient de « plus grande récession de l’histoire moderne de notre pays » _ après les 55 jours du premier confinement national, et plus globalement la crise sanitaire du printemps et ses prolongements d’automne. 

Les psychologues et psychiatres, de leur côté, ont pu observer chez une partie des français, les impacts et les dégâts psychiques du premier confinement et de la période qui a suivi. Le climat anxiogène des confinements est à corréler avec les pertes de repères, tout particulièrement pour les personnes fragiles, favorisant l’apparition et le développement de troubles psychiques qui _ dans un contexte moins délétère _ ne se seraient pas ou peu manifesté. Ces professionnels de santé mentale ont souligné les accroissements de comportements à risques, les consommations accrues de psychotropes, stupéfiants et alcools, les augmentations de cas de violences physiques, morales, ou sexuelles. « Le nombre de personnes touchées par un état dépressif a [d’ailleurs] doublé entre la fin du mois de septembre et début novembre[6] », selon le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Il a été question depuis des mois de guerre, de dettes, de masques, de mesures-barrière, de confinements, de couvre-feux, de limites, de fermetures de lieux de convivialité et de culture, de commerces et d’entreprises… L’irritabilité, la fatigue et le stress s’installent, les émotions _ la colère, la frustration, l’injustice, parfois l’inquiétude d’être contaminé _ malmènent les esprits, à fortiori chez les personnes les plus vulnérables ou les moins avantagées.

 

Brouillard mental 

En cet automne 2020, nous le remarquons, il est plus difficile de travailler ou télé-travailler, de se concentrer, de mémoriser. Les émotions consomment de l’énergie dans notre cerveau, les sujets de conversation tournent fréquemment autour de l’épidémie, les pensées aussi. Cela impacte forcément les capacités et la productivité.

C’est ce que l’on nomme parfois le « brouillard de cerveau », ou « brouillard mental », une fatigue intellectuelle associée à un sentiment de confusion, de manque de clarté mentale et de concentration. Là encore, les psychologues alertent sur certaines conditions de télétravail et leurs conséquences, s’appuyant sur les constatations du premier confinement[7].  En plus de l’impact sur le moral, de nombreux télétravailleurs se plaignent de douleurs dorsales, d’un mauvais rythme ou qualité de sommeil, une moins bonne hygiène alimentaire, de maux de tête, une lassitude et une fatigue tendue globale. Les conditions et les équipements pas, ou peu adaptés, l’hypersollicitation[8] cognitive du télétravail prolongé et à temps plein, l’utilisation des écrans pour travailler mais aussi pour se divertir, les horaires extensibles, la disparition de la frontière vie personnelle et travail, la saturation informationnelle, voire parfois des préoccupations financières _ tout cela cumulé à l’impact du traumatisme du premier confinement _ le risque de surmenage psychique chez les travailleurs est réel.

 

De nombreux chercheurs en psychologie, psychiatrie, neurosciences se penchent actuellement sur les impacts à moyen et long terme des confinements et restrictions de cette année 2020. 

Les psychologues et professionnels de santé mentale ont été autorisés à poursuivre leurs activités et leurs suivis pendant les confinements[9], en distanciel ou à défaut en présentiel. Leur action a été déclarée indispensable par les autorités pour permettre à chacun de déposer et d’évacuer les inquiétudes et les angoisses. Nous soignons les traumatismes, les stress, les relations, les tensions, les troubles du comportement, les problèmes émotionnels ou existentiels… Quand « la tête est pleine » de pensées, d’émotions, de croyances, d’informations de toutes sortes, il convient de demander de l’aide pour déposer ce que l’on ressent, supporter la solitude, l’isolement, gérer le stress et l’anxiété. S’il existe de nombreuses sources de stress du quotidien _travail, couple, enfants, orientation etc… _ cela se cumule à ce deuxième confinement qui semble plus lourd que le premier. Et les autorités de redouter « la 3e vague, celle de la santé mentale[10] ». 

Être accompagné par un psychologue pour prendre du recul, s’interroger, s’ajuster pour aller de l’avant et sortir de l’obscurité et de la vacuité inédites du moment présent parait indispensable. Cela s’avère d’autant plus crucial en cette période de crise pour se diriger, peut-être, vers une conscience et une « croissance post-traumatique[11] ».

 

---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute émotionnelle

 

[1] https://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/10/16/24227-depression-saisonniere-touche-personne-sur-10

[2] Source : https://www.lareponsedupsy.info/

[3] Citation de Christophe Haag : https://madame.lefigaro.fr/bien-etre/stress-fatigue-difficultes-pour-travailler-impact-de-lepidemie-de-covid-231020-183150

[4] La charge mentale est un terme qui s’est récemment popularisé pour désigner la charge cognitive, invisible, que représente l'organisation de tout ce qui se situe dans la sphère domestique : tâches ménagères, rendez-vous, achats, soins aux enfants, etc. La charge mentale incombe, le plus souvent, en très large partie, aux femmes. Le concept de charge mentale a été introduit en 1984 par la sociologue française Monique Haicault.

[5] Dans le cadre de ce que l’on nomme la « continuité pédagogique ».

[6] De près de 11% des personnes interrogées au début de l'automne, le chiffre a bondi a près de 21%, soit un Français sur cinq concerné. " La crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français", a expliqué mardi soir Jérôme Salomon.  

Parmi les populations les plus touchées figurent notamment les jeunes âgés de 18 à 24 ans, les inactifs ou encore les personnes en difficultés financières. https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/confinement-nouvelle-vague-de-depression-depuis-un-mois-1605679815

[7] Ce constat concerne en particulier les travailleurs des entreprises moins bien préparées au télétravail, ou chez celles qui n’avait pas ou peu d’antériorité en matière de télé-activité.

[8] Voir les travaux de l’Université de Toulon : https://www.univ-tln.fr/Fatigue-mentale-un-facteur-pouvant-favoriser-les-comportements.html et ceux de l’Université de Liège (Belgique) : https://www.news.uliege.be/cms/c_11737830/fr/sommeil-fatigue-memoire-l-impact-du-confinement

[9] « Suite à l’interpellation du Ministère de la Santé par la FFPP et en cohérence avec les recommandations de notre premier communiqué, F. Bellivier, Délégué ministériel à la santé mentale, et à la psychiatrie nous confirme la possibilité d’ouverture des cabinets de psychologues […] »  Voir aussi SNP Syndicat National des Psychologues www.psychologues.org

[10] Le ministre de la Santé Olivier Véran a visité ce mercredi 18 novembre, une plateforme d'écoute à Paris, destinée aux jeunes de 12 à 25 ans. "Nous voulons éviter une troisième vague, qui serait une vague de la santé mentale pour les jeunes et pour les moins jeunes", a déclaré le ministre à l'issue de cette visite. https://www.rtl.fr/actu/politique/coronavirus-une-troisieme-vague-serait-celle-de-la-sante-mentale-dit-veran-7800925087

[11] Magazine Cerveau & Psycho : https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie/peut-on-sortir-renforcee-dun-trauma-20274.php

Lire l'article  

Seul, un médecin est habilité à poser des diagnostics, prescrire ou supprimer un traitement médical. Si vous avez un traitement, poursuivez-le : n'arrêtez jamais un traitement médical sans l'avis de votre médecin. Les accompagnements dont il est question ici ne sauraient se substituer à un traitement ou à un suivi médical.

Prendre rendez-vous en ligne sur Doctolib