• Se libérer
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    Intégrer des expériences difficiles par l'hypnose intégrative®, la thérapie par les mouvements oculaires, l'intégration du cycle de la vie ICV®.

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    Comprendre et transformer

    Se libérer des troubles somatiques par les psycho-bio-thérapies ou thérapies émotionnelles, orientées vers le développement, la transformation, et l'évolution.

  • S'épanouir
    S'épanouir

    Préserver sa santé au travail par la psychologie du travail et de l'activité, développer de nouveaux horizons avec les bilans professionnels et bilans d'orientation.

Marie-Christine Abatte

L'apparence requiert art et finesse. La vérité, calme et simplicité.

Emmanuel KANT

Psychologue, thérapeute émotionnelle, clinicienne de l'activité, j'aide les personnes qui le souhaitent à retrouver du sens, un nouvel équilibre, un mieux-être, un développement, ou une nouvelle direction à leur parcours de vie.

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Mon approche réunit différentes méthodes thérapeutiques et cliniques, en considérant la personne dans sa globalité, et en intégrant son univers dans une démarche sur mesure pour l'accompagner au mieux sur son chemin. Ma boîte à outils est évolutive, je me forme régulièrement et acquiers de nouvelles pratiques et techniques.

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PSYCHOLOGUE, UNE PROFESSION EN DANGER ?

Aujourd’hui je vais vous parler différemment de vous, différemment de la crise sanitaire, différemment de l’accès aux consultations chez un psychologue. 

Pour cela je vais m’appuyer sur l’article qui vient de paraître au « Journal des Psychologues » de ce 23 mars 2021, parce que c’est toute notre profession qui se retrouve aujourd’hui en émoi et mobilisée.

L’article rédigé par Valentine Legoux-des-Mazery, psychologue s’intitule « L’accès aux soins psychologiques en danger. Quelles conséquences sur la profession ? » Et avant de parler des conséquences, il est primordial de situer de quel(s) danger(s) parte-t-on actuellement ? 

De nombreux articles et réactions apparaissent tous les jours pour éclairer cette question, médias et réseaux sociaux ; je citerai celui paru quelques jours après, le 31 mars dans le journal Marianne, et rédigé par Frédéric Tordo, psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique, et Caroline Fanciullo, psychologue clinicienne « Les psys, premières lignes oubliées du Covid ». 

Ils rappellent en premier lieu que depuis le début de la crise sanitaire « à leur niveau, et pendant toute la durée de la crise, les psychologues se sont montrés très impliqués, et responsables ! Ils se sont fortement mobilisés pour assurer une continuité dans les soins psychiques pour les patients qu'ils recevaient déjà, et pour les milliers d'autres qui avaient besoin d'être accompagnés : dans les institutions, dans les cabinets, et par la création de multiples plateformes de soutien et d'accompagnements psychiques. » Effectivement, les psychologues ont très tôt tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences psychiques des mesures liées à la crise sanitaire, et des nouvelles vulnérabilités qui sont apparues. 

Mais alors, vers quoi allons-nous de si dangereux, patients ou clients (j’utilise l’un ou l’autre terme indifféremment à la demande des personnes que je reçois), et psychologues en cabinet libéral ?

 

De la liberté d’accès en cabinet libéral au parcours de soin médical

L’article présente la création d’un « parcours de soin » reposant principalement sur une approche médicale, et dans leur écrit F. Tordo, et C. Fanciullo le résument : « Une expérimentation a débuté, dans les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, Les Landes et le Morbihan. Un rapport de la Cour des comptes, publié le 16 février 2021, a validé cette expérimentation, en préconisant un remboursement généralisé à tout le territoire des psychothérapies assurées par des psychologues psychothérapeutes libéraux. Ce projet déclare : d’une part, que des séances d’accompagnement seront remboursées à hauteur de 22 euros la séance, sans possibilité de dépassement d’honoraires, avec un temps de séance (30 minutes) décidé par l’Assurance maladie, et sous prescription médicale. D’autre part, que ces consultations pourront être reconduites, toujours sous prescription médicale, à raison de 10 séances supplémentaires de 45 minutes, remboursées à hauteur de 32 euros la séance, toujours sans dépassement. »

Force est de constater qu’il manque des psychologues à l’hôpital, en CMP (les Centres Médico-Psychologiques permettant l’accès aux soins psychiques pour les personnes les plus modestes), dans l’éducation nationale… et ce ne sont pas aux psychologues libéraux de pallier ces manques que nous déplorons.

La situation en cours étant inacceptable, un manifeste a été créé et se diffuse actuellement pour l’accès à des soins psychiques de qualité et dans le respect des patients et des psychologues : #manifestepsy

Je vous invite également à visionner les explications éclairantes de Maximilien Bachelart, psychologue, via une vidéo Youtube « Remboursement de la psychothérapie, bonne ou mauvaise idée ? »

 

Des conséquences pour les psychologues libéraux ET les patients

Il est important de rappeler au public qu’un psychologue/psychothérapeute est un professionnel formé et diplômé à minima d'un Bac+5/Master en psychologie, parfois d’un Doctorat ; ses méthodes d'intervention sont liées à son orientation pratique (intégrative, psychodynamique, comportementale et cognitive, systémique, etc.), qui donne un cadre nécessaire au patient/client pour entrer dans un processus de changement. Cette formation plurielle garantit à la personne d’être appréhendée dans sa complexité (son histoire, celle de ses traumatismes, ses potentiels d'adaptation, etc.). De plus, le psychologue entretient tout au long de la carrière ses compétences et les développe par de nombreuses formations aux techniques en psychothérapie. 

L’efficacité de la démarche thérapeutique réside en grande partie sur la relation qui s’établit au fil du temps avec le patient/client, ce que l’on nomme « l’alliance thérapeutique ». Le patient/client s’engage dans la démarche, il doit se sentir en confiance et en phase avec son thérapeute et les méthodes qu’il choisit pour l’accompagner ou l’aider. Il y a une grande diversité de personnes venant en consultation, comme une grande diversité dans les méthodes et formes de psychothérapies employées par les professionnels.

S’il existe une variété de professionnels et de pratiques ou approches, le devoir d’un psychologue réside également dans l’adressage vers un confrère/consœur plus approprié(e) ou spécialisé(e), voire vers un médecin lorsque la situation se présente, ce que fait déjà naturellement le psychologue libéral, lorsqu’il sent que le patient/client serait mieux accompagné, appréhendé et soigné par un autre professionnel.

 

Is my psychologist rich ?

L’article du Journal des Psychologues d’expliquer que « les tarifs de remboursement sont basés sur la rémunération d’un psychologue de la Fonction publique hospitalière. Si ceux-ci sont déjà malheureusement peu valorisés dans leur expertise, prétendre appliquer cette rémunération à un professionnel libéral dénote d’une ignorance de la réalité ! Ce dernier doit s’acquitter d’importants frais inhérents à son exercice (soit 50% de son chiffre d’affaire, parfois plus), au contraire du psychologue salarié : charges sociales, loyer, congés, assurances, retraite, formations […] » (à savoir plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros pour chaque formation). 

A noter que dans certains secteurs géographiques, les psychologues ont déjà beaucoup de mal « à joindre les deux bouts » contrairement à certaines idées reçues ! Ces nouvelles conditions financières imposées asphyxieraient le psychologue libéral, qui devrait alors prendre des personnes « à la chaîne » pour espérer survivre. Ce n’est ni souhaitable pour le patient/client ; ce n’est pas plus souhaitable pour le professionnel non plus, ainsi malmené dans son éthique, son Code de déontologie et sa propre charge mentale et émotionnelle.

Comme je l’évoquais déjà plus haut, la profession de psychologue est règlementée. Une profession est dite réglementée lorsque l'accès et l'exercice sont subordonnés à la possession d'une qualification professionnelle spécifique, c’est-à-dire qu’elle est soumise à une condition de diplôme. Selon l'INSEE, les professions libérales réglementées représentaient en France en 2010 un peu plus de 110.000 entreprises. Si le terme « cabinet » renvoie immédiatement dans l’imaginaire collectif à l’univers médical, d’autres professions règlementées exercent également au sein de « cabinets », et justifient eux aussi d’une formation à minimum Bac+5 : on y retrouve les avocats, huissiers, architectes, courtiers en assurance… Et aucun de ces professionnels n’accepteraient d’être rémunérés pour leur expertise professionnelle à 22€ la consultation, consultation prédéfinie dans sa durée, son cadre, les méthodes employées, ni n’accepteraient de bafouer leur propre Code déontologique.

Pour mémoire le Code de déontologie des psychologues garantit dans son contenu « responsabilité et autonomie dans les méthodes, et un accès libre et indépendant au professionnel ». De plus comme le précise l’article, « les psychologues sont rattachés au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et non au Ministère de la santé. Pourtant, les dispositifs aujourd’hui mis en avant vont dans le sens d’une « paramédicalisation » forcée du métier, ce qui, avec ses contraintes, entraveraient nos actions et notre efficacité ».

Les psychologues s’opposent donc à ce qui leur est imposé, d’abord pour une raison éthique, dans la mesure où le projet ne respecte pas le Code de déontologie du psychologue, qui se doit d’exercer en toute responsabilité et autonomie. Cette responsabilité professionnelle prend également en compte l’accès libre et indépendant du patient/client vers le psychologue.  La seconde raison est économique et sociale : ces conditions de remboursement sont non seulement maltraitantes, mais totalement en inadéquation avec la réalité financière et procédurale d’une prise en charge chez un psychologue en libéral. 

 

Voir le médecin traitant pour être remboursé avant de voir un psychologue ?

Jusqu’à présent l’accès au psychologue en cabinet libéral est libre. Certaines mutuelles remboursent tout ou partie des consultations, sur la base d’un forfait annuel et en fonction du contrat souscrit. 

L’obligation de prendre rdv préalablement chez un généraliste, tel que cela est envisagé, alourdirait la démarche de consulter pour certaines personnes. Pour d’autres, leurs besoins ou attentes ne correspondent pas à un passage devant le médecin traitant, et envisagent encore moins de « justifier » leurs besoins à leur médecin, cela serait tout simplement hors de propos, hors champ. Au contraire, dans le dispositif que l’on tente de nous imposer, le psychologue deviendrait un exécutant sous tutelle médicale, à qui on impose un cadre, un temps de séance, un programme de consultations. C’est donc en premier lieu les patients/clients qui feront les frais de ce projet abusif, ce qui est tout aussi inacceptable pour les psychologues.

Parallèlement il est intéressant de relever qu’un certain nombre de compagnies d’assurances ou mutuelles annoncent qu’elles sont de plus en plus nombreuses à rembourser les « médecines douces ou alternatives » à leurs assurés. A titre d’exemple la Fédération Française de Sophrologie sur son site, liste les mutuelles qui remboursent des séances de sophrologie, des « pack bien-être » ou des séances de médecines complémentaires… ce qui n’implique pas pour ces professionnels de passage par le médecin traitant.

 

Je suis psychologue. 

Il serait regrettable pour avoir ou retrouver plus de liberté, d’éthique, de respect et de confort d’utiliser à l’avenir un autre terme pour désigner mon métier, par exemple m’intituler « psychopraticien », « coach » ou autre. Nonobstant, le psychologue est reconnu comme étant un acteur de soins sans être une profession de santé. D’où certains amalgames. Le psychologue doit avoir un numéro ADELI à l’ARS[1], mais a un numéro APE[2] encore flou qui ne le différencie pas d’autres professionnels non-universitaires (psycho praticiens, hypno praticiens, énergéticiens, coachs, etc…). Ces acteurs professionnels que je respecte profondément ne font pas le même métier, avec la même approche clinique, et partagent d’ailleurs cette distinction. Pour autant, je peux également avoir un réseau d’adressage envers ces autres professionnels, des contacts, des échanges, cela en bonne intelligence. Nous pouvons avoir des actions complémentaires, mais nous sommes d’accord pour dire que nous ne faisons pas le même métier, et que nous n’avons pas la même formation.

En tout cas il n’est pas question pour moi de recevoir les personnes toutes les 20 minutes ou demi-heures, à un tarif indigent, et ce n’est pas non plus le souhait des personnes que je suis en consultation.

J’ai suivi, et je suis encore des formations spécifiques, onéreuses et pointues sur des méthodes thérapeutiques, j’adhère à une fédération de psychologues praticiens et thérapeutes internationale (AFICV), et je suis supervisée par d’autres psychologues. 

Ce que je suis est aussi ce avec quoi je travaille, et avec quoi je soutiens et aide la personne qui vient me voir en consultation à aller mieux et à reprendre sa vie en main. 

"Science sans conscience n’est que ruine de l’âme" disait Rabelais.

L’avenir très proche nous le dira.

 

---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute

 

[1] ARS: Agence Régionale de Santé

[2] APE : Activité principale exercée

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HOMME-FEMME, COUPLE : NOS VENTS CONTRAIRES

L’amour, la relation, le couple, est une singulière aventure, une traversée au long cours. Comme l’explique le médecin sexologue Sylvain Mimoun[1], le « Nous » est un projet « chargé de toutes les attentes, de tous les rêves, et menacé de toutes les imperfections[2] ». La navigation de la vie amoureuse peut être fluide et paisible par moment, mais il peut aussi arriver que le vent change, conduisant le couple à faire route sur des océans d’émotions, des mers d’incertitudes jalonnées d’imprévisibles dangers. 

En consultation, je rencontre des hommes et des femmes qui évoquent leur relation sentimentale, leur mariage, leur vie amoureuse ou sexuelle, parfois mélancoliques des premiers moments de leur couple à ses débuts. D’une certaine façon, ils s’accrochent au souvenir idéalisé de cette période magique de découvertes et de séduction de leur amour originel. 

Pour garder le cap, les partenaires vont devoir vivre tout un apprentissage, une maturation, un travail d’acceptation de l’autre, vers une évolution incontournable, petit deuil du couple idéel, vers la cocréation d’une relation mature et constructive, empreinte de communication et de concession. En somme, il va falloir s’adapter et avoir le pied marin !

 

Vendée Globe[3] versus Route du Rhum[4]

Le couple naissant va ainsi prendre la haute mer, et s’exposer aux vents et aux courants du large. Dans son ouvrage, le Dr Mimoun distingue les trois principales phases ou étapes à franchir pour solidifier la relation jeune vers un couple durable à proprement parler :

 

  • La phase de la fusion (1+1=1) : fusion, symbiose, osmose… Dans cette période d’émerveillement et de fascination, c’est le « Nous » qui compte, le « Moi » se retrouvant en retrait. C’est la période où l’on ne fait qu’un avec l’autre, où l’on fait tout ensemble, où l’on se comprend, sans avoir besoin de parler, dans une complicité totale, une communion d’idées, de pensées et de valeurs... Les activités sont pratiquées à deux, très peu de choses sont envisagées sans l’autre, c’est la phase de création d’une bulle dans laquelle on s’isole délicieusement à deux, loin des autres, tant on a l’impression d’avoir trouvé la moitié de soi, l’âme sœur.

 

  • La phase de dé-fusion (1+1=3) : Cette phase fait forcément suite à la première ; cette période permet la réappropriation de soi comme sujet individualisé, et l’on y redevient en quelque sorte soi-même. C’est là que nous affirmons alors nos différences, nos goûts et nos valeurs distinctes, mais aussi nos désirs, nos priorités, nos croyances, nos défenses. L’équation est alors composée de chaque Moi (1+1), le tout additionné d’une entité à part entière qu'est la relation, le couple. C’est à ce moment où les partenaires se défusionnent et se différencient à nouveau. Cette distanciation de l’autre peut être mal vécue, et faire rejaillir d’anciennes blessures de rejet, d’imperfection ou d’abandon. Il s’agit d’une étape dangereuse pour le couple, une phase de déséquilibre à traverser, où les voies d’eau sont probables, les écueils pas toujours apparents et les abandons nombreux.

 

  • La phase d’exploration du cadre : C’est ici que s’entame une répartition des temps, ceux que l’on souhaite vivre à deux, et les autres. Dans cette période, chacun se tourne vers l’extérieur, les amis, les sorties, les activités mises en pause pendant les deux précédentes phases. Cette période est tout aussi délicate à négocier, en fonction du degré d’élasticité, d’ouverture et d’écoute dans le couple. Entre balance et juste distance à trouver, c’est une période de questionnement et d’influences extérieures, de comparaison à d’autres couples aussi. De cette remise en question de la relation s’établira ou non une communication positive, une exploration des contours de la relation, une mer moins formée, calme mais trompeuse, car potentiellement porteuses d’autres troubles, les non-dits, malentendus, frustrations... Autant de risques de chavirer.

 

Après les alternances de sérénité et de gros temps, le couple-équipage, parfois éprouvé, se dirige vers l’équilibre-socle, la stabilité et la maturité. Le couple a travaillé ses ressources, renforcé ses liens pour construire l’avenir. Il a un horizon. Toutefois, il n’existe pas de règles gravées dans le marbre, pas de durée ou progression normale, de programme à suivre, parce qu'évidemment chaque couple est unique.

 

Météo émotionnelle et communication

Au XXIe siècle, il est plus naturel et admis d’afficher des décalages de comportements et d’états d’âme dans le couple : Désormais, des hommes peuvent avoir des comportements que l’on prétend féminins, et vice et versa. Mais le plus souvent l’homme se définit par le « faire ou l’agir », le métier exercé, les sports ou activités pratiquées, les études suivies, les projets en cours. 

La femme se décrira plus facilement par sa situation sentimentale, conjugale ou familiale, mais aussi par le caractère, les traits de personnalité, en somme par « l’être », comme l'explique la psychologue clinicienne Yolanda Mayanobe[5]. Ainsi les émotions masculines et féminines s’expriment de manière différente, même si encore une fois, rien n’est absolu ni figé. 

Pour les femmes, les mots choisis traduisent la palette émotionnelle et affective. Elles parlent plus librement de leurs émotions et ainsi relâchent les tensions, y compris par les larmes. Les hommes peuvent être déroutés par ces manifestations émotionnelles, car certains hommes sont encore persuadés de devoir camoufler leurs affects ou leurs émotions. Comme si le contrôle leur était indispensable pour rester crédibles. A noter que les hommes qui ont engagé un travail thérapeutique ou qui ont réfléchi sur eux-mêmes sont  fréquemment plus disposés aux échanges, à évoquer leurs états émotionnels. Si les femmes ont besoin de se raconter et d’être écoutées _ même sans apport de solutions concrètes _ certains hommes se retrouvent parfois en décalage face à ces attentes, auxquelles ils répondent par des tentatives de solutions, voire d’injonctions (« il faut », « tu devrais » etc…). En effet, les messieurs sont globalement moins enclins à attendre un conseil ou une aide, préférant intérioriser les difficultés jusqu’à trouver leur solution.

 

Rugissants, hurlants, déferlants[6]

En matière de couple, il existerait des étapes temporelles synonymes de crise : 3 ans, 7 ans, 10 ans… sans qu’il s’agisse là encore d’une règle, norme ou vérité. Beaucoup de divorces sont prononcés entre 3 et 4 ans de mariage. Il existe d’autres périodes temporelles délicates à franchir, telle la naissance du premier enfant, voire le départ du dernier de la maison. En fait chaque grand bouleversement peut générer une crise dans le couple : Mutation ou changement de travail, déménagement, problèmes de santé, départ à la retraite ou perte d’emploi… Si le divorce[7] a été multiplié par 4 depuis les années 60, 18% ont lieu avant 5 ans de mariage, et 33% avant 15 ans. 

Alors pourquoi se séparent-on ? La sociologue Irène Thery[8] nous apporte quelques éléments de réponse. Elle évoque côté femme, les difficultés liées à l’indifférence, la divergence d’intérêt, les injures et problèmes sexuels, le caractère de l’autre dans 21% des cas ; à 15% pour l’adultère ou la naissance d’un enfant ; la violence physique pour 13%, les problèmes professionnels 7%, la maladie ou un accident 6%, pas de crise précise 5%, la famille (mésentente avec la famille de l’autre ou sa propre famille) à 4%, et une rubrique « divers » à 14% regroupant des problématiques d’alcoolisme, d’abandon du domicile.

Côté homme, les motivations évoquées sont à 21% des difficultés de couple à proprement parler, pas de crise précise pour 17%, l’adultère 16%, le travail ou la naissance d’un enfant 8% ; la famille 7%, la maladie ou accident 6%, le départ du domicile 4% et la rubrique « divers » (alcoolisme et violences) à hauteur de 13%. A noter comme le souligne I. Théry dans son livre, la violence physique évoquée par les femmes est ignorée par les hommes , et l’absence de crise supposée par les hommes (17% des récits masculins) n'est qu'à 5% pour des récits féminins.

Des chiffres qui donnent à penser.

 

Il est probablement illusoire de vouloir changer l’autre, le transformer pour qu’il/elle ressemble à notre idéal (féminin ou masculin). Le couple est affaire de concession, complicité, communication et tendresse, autant que de respect, de sentiment et de sensualité. Lorsque le couple est en crise, il vaut mieux dédramatiser avant d’entamer immédiatement une thérapie de couple, voire une séparation. Si le thérapeute peut soutenir et aider une personne qui s’interroge sur sa vie personnelle et sur l’avenir de sa relation, c’est avant tout à chacun, individuellement de progresser de manière active sur cette démarche. Le « tout-tout-de-suite » ou le « tout-ou-rien » ne sont pas réalistes ni rentables, en amour comme dans les relations humaines en général. Les difficultés en amour se surmontent avec dialogue, volonté, courage, engagement, acceptation, intelligence et … petits pas.

Très souvent, nous nous apercevons en thérapie que l’homme et la femme ont tous les deux raison, disent chacun à leur manière la même chose, voire ont les mêmes besoins. Dans la relation homme-femme, c’est d’abord d’être écouté, rassuré et compris qui permet d’avancer. Si les mots d’amour calment les maux d’amour, l'amour reste fragile et s'entretient, car « l’amour naît de rien et meurt de tout[9] ». 


---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute 

 

[1] Le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue, andrologue et sexologue, intervient régulièrement dans le journal de la santé sur les questions de sexualité, et a une chronique dans Femme Actuelle.

[2] S. Mimoun et R. Etienne “Sexe et sentiments” (2004) Albin Michel.

[3] Un tour du monde en solitaire, sans escales et sans assistance. La course – surnommée « l’Everest de la mer » à cause de sa difficulté – prend la mer tous les quatre ans, au départ des Sables d’Olonne, en Vendée. 

[4] Ici pas de tour du monde, une « simple » traversée de l’océan atlantique, sur les traces des anciens bateaux marchands. Créée en réponse au refus de 56 bateaux jugés trop gros par les anglais, elle est relativement courte (10 jours à peine) et relie tous les quatre ans Saint Malo à Pointe-à-Pitre. 

[5]   Yolande Gannac- Mayanobe http://lartdubonheuralicien.blogspot.com/2014/08/qui-suis-je.html

[6] Rugissants, hurlants, déferlants : Les 40e rugissants, 50e hurlants, et 60e déferlants sont des vents que l’on retrouve dans l’Océan Austral, au plus proche de l’Antarctique. Ils portent les numéros des parallèles qui les délimitent, dans l’hémisphère sud. Leurs noms bruyants peuvent effrayer, et à raison : longtemps redoutés en raison de leur puissance, ils ont façonné les routes maritimes des navires qui se hasardaient dans ces eaux.

[7] Source : Francoscopie 2003, Editions Larousse

[8] Irène Thery « Le démariage. Justice et vie privée ». Irène Théry, sociologue du droit, directrice de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Marseille, a beaucoup travaillé les liens entre couple, filiation et parenté, ainsi que les questions relatives au divorce. https://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/au-temps-du-demariage-entrevue-avec-irene-thery/

[9] Citation d’Alphonse Karr, romancier.

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ETUDIANTS 2020-2021 : ENTRE MALAISE ET FALAISE

Du lycée à la fac, c’est le même discours : flottement et incertitude, un malaise diffus empreint de résignation, les étudiants de l’année 2020-2021 ne savent plus très bien pour quoi ils travaillent.

De nombreux psychologues, soignants, accompagnants et associations alertent depuis plusieurs mois sur cette détresse de la jeunesse. Le Ministre de la santé lui-même d’indiquer fin novembre « qu’un tiers des étudiants ont présenté des signes de détresse psychologique » durant le premier confinement. 

Certains syndicats étudiants font un constat plus alarmant encore, en effet selon l'enquête publiée en juillet 2020 « Les jeunes face à la crise : l'urgence d'agir » de la FAGE[1], il semblerait que « deux tiers des étudiants ressentaient le besoin de se confier à quelqu'un, d'être écoutés, et que 23 % ont eu des pensées suicidaires[2] ». Une potentielle « bombe à retardement sociale et humaine » selon certains présidents d’universités. 

La période de confinement liée au Covid-19 a fragilisé la jeune génération : près des trois quarts d’entre eux déclarent avoir été impacté au niveau psychologique, affectif ou physique (73%), une proportion nettement plus importante que la moyenne de la population.

En plus de la démotivation, certains jeunes connaissent d’importantes difficultés financières et matérielles, voire un basculement dans la précarité. 

Les cours en présentiel dans les universités ne devraient pas reprendre avant février 2021.

Entre isolement, perte de motivation, décrochage, et souffrance psychologique, l’année universitaire s’annonce à haut risque pour beaucoup d’étudiants.

 

Une ascension difficile

Depuis le deuxième confinement, apparait (enfin) une prise de conscience des dangers pour la santé mentale de la génération étudiante. Une enquête du Centre National de Ressources et de Résilience[3] publiait en octobre dernier des chiffres inquiétants, selon lesquels 16,1%[4] se sentaient en dépression, 22,4% en détresse sévère, 24,7% en stress important, et 11,4% avaient même des idées suicidaires. En effet, certains jeunes ont du mal à payer leur loyer, se soigner, se chauffer, se nourrir correctement. Pour d’autres, c’est le projet d’orientation qui est revu à la baisse.

Selon le syndicat étudiant, près des trois quarts des 18-25 ans déclarent avoir rencontré des difficultés financières au cours des trois derniers mois (74%). Payer les charges liées à leur logement (54%), avoir une alimentation saine et équilibrée (53%) ou encore, pour les femmes, acheter des protections hygiéniques (32%) ont été difficiles au cours des trois derniers mois. Pour les jeunes en recherche d’un emploi, la situation est tout aussi tendue, car c’est la contraction du marché du travail qui les préoccupe, la fragilisation du travail temporaire et des « jobs », ce qui va accroître plus avant les situations de précarité, et creuser incontestablement les inégalités. Pour les jeunes exerçant une activité professionnelle, 72% ont vu leur activité salariale impactée réduite ou interrompue au cours des trois derniers mois. Si cette situation a été temporaire pour 33% d’entre eux, elle a été définitive pour près d’1 sur 10 (9%). Une situation encore plus compliquée pour les étudiants puisque 42% l’ont vu interrompue partiellement, et 14% de manière définitive (Source FAGE).

 

Tenir prise

Pour autant, les étudiants plus chanceux et soutenus par leur famille ne sont pas en situation de confort, tout en partageant la situation de leurs camarades moins favorisés. « Nous ne pouvons rien changer à la situation, mais peut-être il faudrait apporter une meilleure aide économique et sociale envers les étudiants », propose Luca. « Des primes plus importantes, mais aussi agir directement sur l’organisation universitaire pour faciliter les étudiants ». 

D’un point de vue de l’organisation des cours, près de 2 étudiants sur 5 (18%) se sont déclarés insatisfaits de ce qui s’est passé pendant le confinement. Pour une très grande majorité, les étudiants évoquent en premier lieu des raisons liées à leur établissement (pas de cours proposés, pas de mise en place de plateformes, pas d’échanges avec les enseignants, etc.) (79%). Pour une part non négligeable d’entre eux (53%), le confinement a été rendu difficile par des raisons matérielles non appropriées (problèmes de connexion 42% problèmes d’équipements 31%, ou encore un environnement de travail peu adapté 31% (Source FAGE). Luca[5] précise que « les outils d’accessibilité ne nous permettent pas toujours de suivre les cours et d’être correctement évalués. L’interaction n’est pas du tout facilitée, les professeurs ne sont pas très à l’écoute, eux-mêmes en difficulté face à la situation sanitaire ». Loan précise que « c’est aussi difficile pour les travaux de groupe, pendant les confinements, on a des rythmes de vie très variables, ce qui freine la coordination ».

 

Peur de la chute

Beaucoup d’étudiants évoquent la peur de la chute, de la rupture du parcours universitaire ou scolaire. Malgré les efforts déployés par les établissements, plus de 8 étudiants sur 10 déclarent que le confinement a provoqué un décrochage de leurs études (84%). Ce qui s’accompagne d’une inquiétude partagée par près d’un étudiant sur 2, celle de voir leur diplôme être dévalorisé (45%) (Source FAGE). Comme Mia qui redoute de ne pas finir son parcours étudiant et confie « On n’est pas assez écouté, quand on leur expose nos problèmes de suivi, j’ai peur de décrocher de mes études à cause de tout ça, j’ai plus le gout d’apprendre ». 

La moitié des étudiants déclare avoir vu son projet d’orientation et professionnel pour l’année 2021 impacté (52%), soit parce qu’il aura pris du retard (23%), qu’il aura été stoppé de manière définitive (9%) ou qu’il aura évolué différemment (Source FAGE). Gaël confie « ce qui m’inquiète c’est d’avoir un moins bon niveau que les étudiants des années précédentes, et d’avoir plus de difficultés pour les années suivantes ». Thomas déplore lui « des professeurs qui préfèrent parfois nous « fliquer » plutôt que d’essayer de comprendre les difficultés des étudiants. […] Ma principale inquiétude est de savoir si je vais réussir mes partiels ou avoir d’aussi bonnes notes que si je passais mes examens en présentiel ».

Loan précise qu’il « y a une rupture de contact avec les professeurs et les universités, on a beau avoir des cours et des mails, ça ne remplace pas les discussions à la fin du cours ». Et d’ajouter que « la plus grande difficulté est le manque de contact social. Même si on est confiné avec quelqu’un et que tout se passe bien, son seul contact ne suffit pas et il manque le contact de personnes différentes, nombreuses, pas toujours les mêmes ! »

 

Soutenir l’esprit : préparation mentale et performance

La préparation mentale fait partie de la boite à outils du psychologue, empruntée à la psychologie du sport et de la performance. Les psychologues du sport étudient les liens et les rapports de cause à effet entre les facteurs psychiques et la performance sportive. Le terme de « préparation mentale » qualifie l'ensemble des techniques existantes utilisées afin d'améliorer le niveau de performance d'un sportif, voire un athlète de haut niveau. La préparation mentale s’adresse généralement aux sportifs en difficulté ou en perte de confiance, ceux qui ont besoin de (mieux) gérer leurs émotions, et d’améliorer leur concentration par la visualisation, la relaxation, l’imagerie mentale… Utiliser les apports de la psychologie du sport et de la préparation mentale pourra intervenir pour développer :

  • La motivation : L’ensemble des forces qui poussent une personne à s'investir et à éprouver le plaisir dans les performances.
  • L’estime de soi : La perception d'une personne de sa propre valeur. Il s'agit du jugement global qu'elle porte sur elle-même.
  • La détermination : La capacité à agir avec résolution pour atteindre un objectif à court ou à long terme.
  • La confiance en soi : La faculté de croire en soi, en ses capacités.
  • L’autonomie : La capacité à se débrouiller seul, quelles que soient les circonstances.

 

Il est aussi intéressant de travailler sur d’autres axes complémentaires :

  • L'audace : La capacité à oser et à prendre des risques.
  • La lucidité : La capacité d'analyser avec objectivité et exactitude une situation et planifier ses objectifs.
  • Le contrôle de soi : La capacité à maîtriser ses émotions et ses comportements (y compris la gestion de la pression et du stress)
  • La rigueur : La capacité à s'imposer un haut niveau d'exigence.
  • La combativité : La capacité à lutter quelles que soient les circonstances.
  • La concentration : La capacité à focaliser sa pensée sur un objectif précis en s'isolant du monde extérieur.
  • La récupération mentale : Prévenir l’usure psychologique.

 

Enfin, comme beaucoup de sportifs qui se fixent des buts à long terme, les étudiants ont parfois du mal à gérer leurs efforts sur de longues amplitudes, et en l’absence de cadre spatio-temporel structurée spécifique aux études. Comme Theo l’explique « j’ai déjà été confronté à l’isolement pendant ma PACES. Ce qui est difficile c’est de conserver un emploi du temps fixe et de resté motivé. Il faut continuer de communiquer, garder un contact social avec ses proches, et ne pas perdre de vue son objectif  ». 

Il est fondamental d’apprendre à décomposer le travail en objectifs à court terme, avec des priorités, une organisation hiérarchisée et un calendrier. « [Les confinements], c’est un moyen de prendre du recul sur nos choix, s’introspecter ; et puis cela apprend à travailler en autonomie et à utiliser les outils numériques » (Théo). En effet les trois quarts des étudiants se déclarent satisfaits de la place occupée aujourd’hui par le numérique dans leur parcours scolaire (73%), pour une grande majorité d’entre eux, à long terme, elle devrait continuer s’accentuer (79%) (Source FAGE). 

 

Utiliser l’art guerrier et la « Voie du rocher »

Je ne résiste pas à recommander la lecture d’un ouvrage aussi profitable qu’intéressant : « La Voie des guerriers du rocher »[6] d’Arno Ilgner. Beaucoup de grimpeurs amateurs et professionnels de l’escalade l’ont déjà dans leur bibliothèque. Il s’agit d’un livre-programme d’entrainement mental et une philosophie de l’escalade, tirée de la tradition guerrière et de sa littérature. 

Cet ouvrage n’incite bien entendu pas au combat ou à l’agressivité ; il tire profit d’applications pacifiques d’anciennes traditions martiales utilisées dans les séminaires de préparation mentale pour pratiquants chevronnés de l’escalade. Il n’est pas question de technique ou de force physique, mais d’utiliser la combinaison de la psychologie du sport et de la littérature guerrière pour mobiliser l’ensemble des ressources du mental. « Nos habitudes mentales érigent des barrières superflues et souvent […] privent nos performances de toute vitalité. Prendre la décision d’étendre sa conscience est l’un des fondements de la Voie des guerriers du rocher. […]. Il nous faut prendre conscience de nos processus mentaux, qu’ils soient subtils, ignorés, cachés ou négligés. Nous avons tendance à nous fier à ce qui est confortable, connu et sûr. […] Prendre conscience de ces processus est la première étape pour comprendre comment ils affectent notre performance ». L’ouvrage liste un programme en sept processus : La prise de conscience, la subtilité, l’acceptation de ses responsabilités, donner, choisir, écouter et enfin le « parcours ».

Se concentrer sur le parcours, non la destination est un des principes tirés de ce livre. Selon Ilgner, « on a tendance à vouloir s’extraire au plus vite d’une situation stressante ». Pour le grimpeur, le risque est constant, et il est même la raison d’être de la pratique de l’escalade. Le stress peut pourvoir une position pour soit apprendre soit à contrario « s’abandonner à des pensées inhibantes […], dilapider son attention par des pensées négatives ou une propension aux souhaits ».

 

La crise que nous traversons est composite : de sanitaire, elle a évolué en une crise sociale et économique, qui perdure. Fracture numérique, espace de travail non adapté, décrochage, démotivation et perte de sens, difficultés financières… les risques et écueils sont nombreux, l’impact de la crise est lourd pour la population étudiante de cette année 2020. Cette crise, comme la pratique d’un sport dangereux, confronte à autant de situations périlleuses : « La clé est d’accepter la nature chaotique de l’expérience que nous vivons pour y accorder toute notre attention. […] Se focaliser sur une destination favorise l’apparition d’une forme d’angoisse liée à la « réussite » et à « l’échec ». Les mots réussite et échec sont entre guillemets car un guerrier ne les emploie jamais. Il ne conçoit pas le résultat de son effort en ces termes. Son but provisoire est peut-être d’arriver au sommet […] mais il réalise en réalité un objectif plus élevé : apprendre. Le guerrier ne sait quel résultat final lui garantira le plus grand apprentissage ».

 

Une escalade de l’intérieur.

 

---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute

 

[1] FAGE : Fédération des Associations Générales Etudiantes, une organisation étudiante représentative, reconnue par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

[2] Enquête IPSOS.

[3] Enquête CN2R publiée le 23 octobre dernier, consacrée à l’impact du confinement de mars 2020 sur la santé mentale des étudiants.

[4] Sur 70 000 répondants

[5] Micro-trottoir auprès d’étudiants du supérieur de Montpellier, novembre 2020. Les prénoms ont été modifiés.

[6] Arno Ilgner, « La Voie des guerriers du rocher. Préparation mentale pour grimpeurs ». Les Editions du Mont-Blanc, 2013. ISBN 978-2-36545-011-9

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