• Se libérer
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    Intégrer des expériences difficiles par l'hypnose intégrative®, la thérapie par les mouvements oculaires, l'intégration du cycle de la vie ICV®.

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    Comprendre et transformer

    Se libérer des troubles somatiques par les psycho-bio-thérapies ou thérapies émotionnelles, orientées vers le développement, la transformation, et l'évolution.

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    S'épanouir

    Préserver sa santé au travail par la psychologie du travail et de l'activité, développer de nouveaux horizons avec les bilans professionnels et bilans d'orientation.

Marie-Christine Abatte

L'apparence requiert art et finesse. La vérité, calme et simplicité.

Emmanuel KANT

Psychologue, thérapeute émotionnelle, clinicienne de l'activité, j'aide les personnes qui le souhaitent à retrouver du sens, un nouvel équilibre, un mieux-être, un développement, ou une nouvelle direction à leur parcours de vie.

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Articles récents

CHOISIR DE VIVRE APRES LE DEUIL : PARCOURS ET PROCESSUS

Le thème du deuil pourrait sembler peu approprié pour la saison estivale en ce début de mois de juillet. L’heure est en effet, aux bains de soleil, aux retrouvailles sociales, aux déconfinements, au lever de mesures de restriction, à la légèreté et à la liberté recouvrées... C’est justement le sujet de la perte et le délitement des liens sociaux de cette post-pandémie qui m’a encouragée à écrire un article sur le thème du deuil, car la création de liens sociaux et de liens d’attachement se révèlent plus que jamais être indispensables pour notre survie et notre bien-être.

La peine, la tristesse et la souffrance occasionnées par la perte d’un proche _ lorsque ce lien est rompu dans le cas du deuil _ sont douloureuses mais normales. L’être humain, qui est un animal social par excellence, vit le deuil comme d’autres mammifères sociaux et intelligents _ la baleine, le dauphin, ou l’éléphant. Mais si « faire son deuil » est une construction de l’esprit humain, c’est aussi une expression qui sous-entend une injonction à « passer [rapidement] à autre chose » ; si le deuil est une réaction normale, il est aussi un processus complexe, nécessaire pour se projeter dans le futur et dans sa vie, qui s’accompagne sans en entraver ou en accélérer le mouvement.

 

Emotions qui travaillent

Le « travail de deuil » énoncé par Freud, a peu à peu cédé la place au concept de « faire son deuil » ; cela implique en substance d’aller vers l’évacuation rapide de sa peine pour ne plus impacter les autres avec sa souffrance. Selon la psychanalyste M-Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie et présidente de la Société de thanatologie[1], cette permutation est directement liée à la tentative permanente du refoulement psychique. Dans notre société d’immédiateté, de divertissement, de performance et d’affichage social, le deuil incommode : l’endeuillé _ comme le mal-portant _ dérange les bien-portants dans leur démarche inconsciente d’oublier la mort et la souffrance. Or, comme l’évoque la psychanalyste, « pour revenir à la vie, il faut aller à travers le chagrin, avancer dans son deuil et l’intégrer ; cela demande dans un premier temps de lâcher le refus, la maîtrise, afin de pouvoir vivre ses émotions et la réalité de la perte ».

Le mot « deuil » désigne la période pendant laquelle une personne ressent une grande tristesse ou de la douleur à la suite de la perte d’un être cher, parent, enfant, conjoint, ami. Le « deuil » désigne également l’ensemble des réactions psychologiques suite à la perte d’un proche. S’il n’existe pas de modèle type ni de statistiques affinées, on peut dire qu’un tiers des personnes endeuillées vivent des périodes de détresse très intense. Pour un autre tiers, la détresse et la douleur seront modérées ; pour le dernier tiers, ces personnes réussissent à accepter rapidement la perte de l’être cher, vivent une détresse légère et reprennent plus tôt leurs activités. Il arrive également que le deuil s’installe de façon différée, plusieurs mois après le décès du proche, on parle ainsi de deuil tardif.

Le deuil peut faire suite à différentes pertes : bien sûr on pense au décès du conjoint, d’un parent, d’un enfant, d’un ami… Parfois d’autres situations déclenchent des réactions de choc et de détresse semblables à une rection de deuil, comme la mort d’un animal de compagnie, une détérioration importante de l’état de santé, la perte d’emploi ou la retraite, les divorces et séparations…

 

Le deuil n’est pas une maladie

Le deuil est une réaction normale. Parce que le deuil à proprement parler n’est pas une maladie, il ne nécessite ordinairement pas de médications ou de traitements psychologiques, sauf cas particulier. Le deuil est un processus qui ne doit pas être entravé : il n’est pas pertinent, bien au contraire, de gommer le chagrin, car il fait partie intégrante du processus d’adaptation affectif normal à la suite de la perte d’un proche. 

Car l’objectif n’est pas d’oublier l’être aimé décédé, ni de mettre en pause l’amour ou l’affection que nous avons pour lui. Si l’intensité de la souffrance du deuil peut exceptionnellement dépasser en intensité la dépression, ce n’est pas pour autant comparable. En effet, d’après le DSM-5[2], « le deuil se différencie de la dépression du fait que le deuil se manifeste par vagues d’émotions, tandis que la dépression majeure est caractérisée par une humeur négative constante. Dans le cas du deuil, la personne endeuillée conserve habituellement une estime de soi positive et les réactions qui accompagnent le deuil sont reliées à la perte d’un être cher, tandis que la dépression englobe une perception négative de soi beaucoup plus vaste ».

 

A travers les cinq étapes du chagrin 

La psychiatre et psychologue américaine Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004), a travaillé toute sa vie sur l’accompagnement des mourants. L’une de ses découvertes majeures est l'identification et la formalisation des cinq étapes du chagrin (five stages of grief) que traverse l’individu confronté à la perte d’un être cher ou à l’imminence de sa propre mort. Telle personne pourra vivre ces étapes dans le désordre ;  telle autre n'en vivra que certaines d’entre elles, comme par exemple la colère, la dépression et l’acceptation :

- Le déni (denial) : ce n’est pas vrai, c’est impossible.
- La colère (anger) : pourquoi lui (moi) ? C’est injuste !
- Le marchandage (bargaining) : laissez-le (ou moi) vivre encore au moins un an, si je m’en sors (ou s’il s’en sort), je changerai tout dans ma vie.
- La dépression (depression) : tout est perdu, rien n’a plus d’importance, je suis déjà mort.
- L’acceptation (acceptance) : je comprends et accepte que c’est comme ça, je sens une forme d’apaisement en moi.

 

Temps long et processus

La durée du deuil n’est pas standard ou définie ; en effet elle est fonction de l’individu mais aussi de sa culture, son milieu social, des circonstances du décès, du lien… La douleur “normale” qui accompagne la mort d’un proche peut être très intense. On rencontre chez de nombreux endeuillés une première étape de choc, d’engourdissement. Puis vient une période de tristesse et de souffrance intense, voire de colère, une humeur dépressive importante les mois suivants. Mais à mesure que se concrétise l’acceptation du décès du proche, souvent à la fin de la première année, les réactions de détresse associées à l’absence de l’être cher diminuent progressivement.

L’objectif est de laisser se dérouler le processus en vue de pouvoir reprendre ses activités normales. La personne endeuillée pourra rencontrer des épisodes de grande tristesse, de la fatigue importante, des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse de la motivation et de la concentration. La première année est cruciale pour la personne qui vit le deuil : les anniversaires, les moments festifs, particulièrement le premier anniversaire du décès qui marque le plus souvent une diminution de l’intensité des réactions ; la personne a repris ses activités, et a recouvré une humeur plus régulière. Il pourra subsister, même après plusieurs années, des épisodes brefs de chagrin, en particulier lors des anniversaires ou dates particulières. Enfin, arrive le moment où le psychisme de l’endeuillé devra choisir entre la poursuite du destin de « l’objet » perdu dans la mort, ou bien la rupture de ce lien en se réinvestissant dans la vie.

 

S’inquiéter d’un deuil long, compliqué ou figé ?

On considère qu’il faut au moins un an pour se rétablir d’un deuil difficile, en cas de disparition brutale, violente ou précoce, comme celle d’un enfant par exemple. Il est important de rappeler, encore une fois, qu’il n’existe pas une règle ou une norme, mais au contraire une grande variété de situations, contextes, âges, et réactions au deuil. 

Cependant, dans le cas d’un deuil compliqué ou figé, la personne ne progresse plus et s’isole, le processus de deuil est bloqué. La personne endeuillée est habitée sur des mois voire des années par des reviviscences et des souvenirs douloureux, les émotions de tristesse et de colère se cristallisant. Il existe une sensation de vide, de vacuité de la vie, de solitude, d’isolement, sans pouvoir accepter la réalité de la perte. L’inacceptation de la mort du défunt conduit à l’installation de mécanismes d’évitement : des moments (rassemblements familiaux, événements festifs), des lieux qui rappellent le défunt, souvent les lieux de soins, d’inhumation, de crémation ou de culte. La personne a une difficulté voire une impossibilité d’acceptation de la disparition du défunt. C’est souvent l’entourage qui constate que la durée de la souffrance du deuil se prolonge de façon problématique, atteignant le sujet dans ses relations et ses activités. Selon la CIM-11[3] de l’Organisation mondiale de la santé, le trouble de deuil prolongé fait partie d’une catégorie diagnostique à part, pour lequel il existe plusieurs controverses.  Dans la CIM-11, le trouble de deuil prolongé est considéré comme une réaction de stress aigu, semblable au trouble d’adaptation[4]

Plusieurs thérapies (TCC, ACT, ICV, EMDR[5]…) sont utilisées et adaptées pour explorer les blocages et les conséquences de la perte : mécanismes de culpabilité, possibles « déchets relationnels », spirale de l’évitement qui accroit la réactivité aux émotions pénibles associées au deuil, intégration du deuil et de sa charge traumatique. 

Comme l’explique M-Frédérique Bacqué, le soutien de l’entourage est déterminant : « Souvent, les proches, famille ou amis, sont dans la fuite de l’endeuillé parce qu’ils ne savent pas quoi dire, mais il n’y a pas grand-chose à dire en vérité, le plus beau des cadeaux qu’ils puissent lui faire est d’écouter. Et d’éviter les formules toutes faites (il/elle est parti(e) de sa belle mort, il/elle n’a pas souffert, il/elle a bien vécu…) ou les conseils de vie (tu devrais sortir, te changer les idées…) parce que, de toute façon, il ne les entend pas et, pire, il les vit comme le déni de sa douleur. » 

 

Le deuil est donc plus un processus de guérison et de cicatrisation. C’est cette guérison qui nous rapproche de l’être aimé. Un nouveau lien se créé avec le proche disparu, une relation qui n’est plus physique, mais où le défunt vit dans le cœur. 

C’est cette énergie retrouvée qui permet de s’investir à nouveau dans la vie. 

Pour aller plus loin, je recommande le documentaire initiatique « Et je choisis de vivre[6] » https://etjechoisisdevivre.fr/

 

---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute
 

[1] mort-thanatologie-france.com, M-Frédérique Bacqué auteure du Deuil à vivre (Odile Jacob, 2000)

[2] Manuel diagnostique de l’American Psychiatric Association. Le DSM-5 est, en février 2015, la dernière et cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association Américaine de Psychiatrie (publié aux États-Unis, le 18 mai 2013)

[3] Classification internationale des maladies CIM-11

[4] Le DSM-5 de l’American Psychiatric Association propose une catégorie diagnostique similaire de trouble de deuil complexe persistant ; pour être reconnu comme tel, il doit s’être écoulé 12 mois après le décès. 

[5] TCC (Thérapies comportementales cognitives, ACT (Acceptance and Comitment Therapy), ICV (Intégration du Cycle de la Vie/Lifespan Integration), EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing)

[6] Et je choisis de vivre (avril 2019) : À tout juste 30 ans, Amande perd son enfant. Pour se reconstruire, elle entreprend alors un parcours initiatique dans la Drôme, accompagnée de son ami réalisateur, Nans Thomassey. Ensemble, et sous l'œil de la caméra, ils partent à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont, comme Amande, vécu la perte d'un enfant. (Réalisateurs : Damien Boyer, Nans Thomassey

 

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PSYCHOLOGUE, UNE PROFESSION EN DANGER ?

Aujourd’hui je vais vous parler différemment de vous, différemment de la crise sanitaire, différemment de l’accès aux consultations chez un psychologue. 

Pour cela je vais m’appuyer sur l’article qui vient de paraître au « Journal des Psychologues » de ce 23 mars 2021, parce que c’est toute notre profession qui se retrouve aujourd’hui en émoi et mobilisée.

L’article rédigé par Valentine Legoux-des-Mazery, psychologue s’intitule « L’accès aux soins psychologiques en danger. Quelles conséquences sur la profession ? » Et avant de parler des conséquences, il est primordial de situer de quel(s) danger(s) parte-t-on actuellement ? 

De nombreux articles et réactions apparaissent tous les jours pour éclairer cette question, médias et réseaux sociaux ; je citerai celui paru quelques jours après, le 31 mars dans le journal Marianne, et rédigé par Frédéric Tordo, psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique, et Caroline Fanciullo, psychologue clinicienne « Les psys, premières lignes oubliées du Covid ». 

Ils rappellent en premier lieu que depuis le début de la crise sanitaire « à leur niveau, et pendant toute la durée de la crise, les psychologues se sont montrés très impliqués, et responsables ! Ils se sont fortement mobilisés pour assurer une continuité dans les soins psychiques pour les patients qu'ils recevaient déjà, et pour les milliers d'autres qui avaient besoin d'être accompagnés : dans les institutions, dans les cabinets, et par la création de multiples plateformes de soutien et d'accompagnements psychiques. » Effectivement, les psychologues ont très tôt tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences psychiques des mesures liées à la crise sanitaire, et des nouvelles vulnérabilités qui sont apparues. 

Mais alors, vers quoi allons-nous de si dangereux, patients ou clients (j’utilise l’un ou l’autre terme indifféremment à la demande des personnes que je reçois), et psychologues en cabinet libéral ?

 

De la liberté d’accès en cabinet libéral au parcours de soin médical

L’article présente la création d’un « parcours de soin » reposant principalement sur une approche médicale, et dans leur écrit F. Tordo, et C. Fanciullo le résument : « Une expérimentation a débuté, dans les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, Les Landes et le Morbihan. Un rapport de la Cour des comptes, publié le 16 février 2021, a validé cette expérimentation, en préconisant un remboursement généralisé à tout le territoire des psychothérapies assurées par des psychologues psychothérapeutes libéraux. Ce projet déclare : d’une part, que des séances d’accompagnement seront remboursées à hauteur de 22 euros la séance, sans possibilité de dépassement d’honoraires, avec un temps de séance (30 minutes) décidé par l’Assurance maladie, et sous prescription médicale. D’autre part, que ces consultations pourront être reconduites, toujours sous prescription médicale, à raison de 10 séances supplémentaires de 45 minutes, remboursées à hauteur de 32 euros la séance, toujours sans dépassement. »

Force est de constater qu’il manque des psychologues à l’hôpital, en CMP (les Centres Médico-Psychologiques permettant l’accès aux soins psychiques pour les personnes les plus modestes), dans l’éducation nationale… et ce ne sont pas aux psychologues libéraux de pallier ces manques que nous déplorons.

La situation en cours étant inacceptable, un manifeste a été créé et se diffuse actuellement pour l’accès à des soins psychiques de qualité et dans le respect des patients et des psychologues : #manifestepsy

Je vous invite également à visionner les explications éclairantes de Maximilien Bachelart, psychologue, via une vidéo Youtube « Remboursement de la psychothérapie, bonne ou mauvaise idée ? »

 

Des conséquences pour les psychologues libéraux ET les patients

Il est important de rappeler au public qu’un psychologue/psychothérapeute est un professionnel formé et diplômé à minima d'un Bac+5/Master en psychologie, parfois d’un Doctorat ; ses méthodes d'intervention sont liées à son orientation pratique (intégrative, psychodynamique, comportementale et cognitive, systémique, etc.), qui donne un cadre nécessaire au patient/client pour entrer dans un processus de changement. Cette formation plurielle garantit à la personne d’être appréhendée dans sa complexité (son histoire, celle de ses traumatismes, ses potentiels d'adaptation, etc.). De plus, le psychologue entretient tout au long de la carrière ses compétences et les développe par de nombreuses formations aux techniques en psychothérapie. 

L’efficacité de la démarche thérapeutique réside en grande partie sur la relation qui s’établit au fil du temps avec le patient/client, ce que l’on nomme « l’alliance thérapeutique ». Le patient/client s’engage dans la démarche, il doit se sentir en confiance et en phase avec son thérapeute et les méthodes qu’il choisit pour l’accompagner ou l’aider. Il y a une grande diversité de personnes venant en consultation, comme une grande diversité dans les méthodes et formes de psychothérapies employées par les professionnels.

S’il existe une variété de professionnels et de pratiques ou approches, le devoir d’un psychologue réside également dans l’adressage vers un confrère/consœur plus approprié(e) ou spécialisé(e), voire vers un médecin lorsque la situation se présente, ce que fait déjà naturellement le psychologue libéral, lorsqu’il sent que le patient/client serait mieux accompagné, appréhendé et soigné par un autre professionnel.

 

Is my psychologist rich ?

L’article du Journal des Psychologues d’expliquer que « les tarifs de remboursement sont basés sur la rémunération d’un psychologue de la Fonction publique hospitalière. Si ceux-ci sont déjà malheureusement peu valorisés dans leur expertise, prétendre appliquer cette rémunération à un professionnel libéral dénote d’une ignorance de la réalité ! Ce dernier doit s’acquitter d’importants frais inhérents à son exercice (soit 50% de son chiffre d’affaire, parfois plus), au contraire du psychologue salarié : charges sociales, loyer, congés, assurances, retraite, formations […] » (à savoir plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros pour chaque formation). 

A noter que dans certains secteurs géographiques, les psychologues ont déjà beaucoup de mal « à joindre les deux bouts » contrairement à certaines idées reçues ! Ces nouvelles conditions financières imposées asphyxieraient le psychologue libéral, qui devrait alors prendre des personnes « à la chaîne » pour espérer survivre. Ce n’est ni souhaitable pour le patient/client ; ce n’est pas plus souhaitable pour le professionnel non plus, ainsi malmené dans son éthique, son Code de déontologie et sa propre charge mentale et émotionnelle.

Comme je l’évoquais déjà plus haut, la profession de psychologue est règlementée. Une profession est dite réglementée lorsque l'accès et l'exercice sont subordonnés à la possession d'une qualification professionnelle spécifique, c’est-à-dire qu’elle est soumise à une condition de diplôme. Selon l'INSEE, les professions libérales réglementées représentaient en France en 2010 un peu plus de 110.000 entreprises. Si le terme « cabinet » renvoie immédiatement dans l’imaginaire collectif à l’univers médical, d’autres professions règlementées exercent également au sein de « cabinets », et justifient eux aussi d’une formation à minimum Bac+5 : on y retrouve les avocats, huissiers, architectes, courtiers en assurance… Et aucun de ces professionnels n’accepteraient d’être rémunérés pour leur expertise professionnelle à 22€ la consultation, consultation prédéfinie dans sa durée, son cadre, les méthodes employées, ni n’accepteraient de bafouer leur propre Code déontologique.

Pour mémoire le Code de déontologie des psychologues garantit dans son contenu « responsabilité et autonomie dans les méthodes, et un accès libre et indépendant au professionnel ». De plus comme le précise l’article, « les psychologues sont rattachés au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et non au Ministère de la santé. Pourtant, les dispositifs aujourd’hui mis en avant vont dans le sens d’une « paramédicalisation » forcée du métier, ce qui, avec ses contraintes, entraveraient nos actions et notre efficacité ».

Les psychologues s’opposent donc à ce qui leur est imposé, d’abord pour une raison éthique, dans la mesure où le projet ne respecte pas le Code de déontologie du psychologue, qui se doit d’exercer en toute responsabilité et autonomie. Cette responsabilité professionnelle prend également en compte l’accès libre et indépendant du patient/client vers le psychologue.  La seconde raison est économique et sociale : ces conditions de remboursement sont non seulement maltraitantes, mais totalement en inadéquation avec la réalité financière et procédurale d’une prise en charge chez un psychologue en libéral. 

 

Voir le médecin traitant pour être remboursé avant de voir un psychologue ?

Jusqu’à présent l’accès au psychologue en cabinet libéral est libre. Certaines mutuelles remboursent tout ou partie des consultations, sur la base d’un forfait annuel et en fonction du contrat souscrit. 

L’obligation de prendre rdv préalablement chez un généraliste, tel que cela est envisagé, alourdirait la démarche de consulter pour certaines personnes. Pour d’autres, leurs besoins ou attentes ne correspondent pas à un passage devant le médecin traitant, et envisagent encore moins de « justifier » leurs besoins à leur médecin, cela serait tout simplement hors de propos, hors champ. Au contraire, dans le dispositif que l’on tente de nous imposer, le psychologue deviendrait un exécutant sous tutelle médicale, à qui on impose un cadre, un temps de séance, un programme de consultations. C’est donc en premier lieu les patients/clients qui feront les frais de ce projet abusif, ce qui est tout aussi inacceptable pour les psychologues.

Parallèlement il est intéressant de relever qu’un certain nombre de compagnies d’assurances ou mutuelles annoncent qu’elles sont de plus en plus nombreuses à rembourser les « médecines douces ou alternatives » à leurs assurés. A titre d’exemple la Fédération Française de Sophrologie sur son site, liste les mutuelles qui remboursent des séances de sophrologie, des « pack bien-être » ou des séances de médecines complémentaires… ce qui n’implique pas pour ces professionnels de passage par le médecin traitant.

 

Je suis psychologue. 

Il serait regrettable pour avoir ou retrouver plus de liberté, d’éthique, de respect et de confort d’utiliser à l’avenir un autre terme pour désigner mon métier, par exemple m’intituler « psychopraticien », « coach » ou autre. Nonobstant, le psychologue est reconnu comme étant un acteur de soins sans être une profession de santé. D’où certains amalgames. Le psychologue doit avoir un numéro ADELI à l’ARS[1], mais a un numéro APE[2] encore flou qui ne le différencie pas d’autres professionnels non-universitaires (psycho praticiens, hypno praticiens, énergéticiens, coachs, etc…). Ces acteurs professionnels que je respecte profondément ne font pas le même métier, avec la même approche clinique, et partagent d’ailleurs cette distinction. Pour autant, je peux également avoir un réseau d’adressage envers ces autres professionnels, des contacts, des échanges, cela en bonne intelligence. Nous pouvons avoir des actions complémentaires, mais nous sommes d’accord pour dire que nous ne faisons pas le même métier, et que nous n’avons pas la même formation.

En tout cas il n’est pas question pour moi de recevoir les personnes toutes les 20 minutes ou demi-heures, à un tarif indigent, et ce n’est pas non plus le souhait des personnes que je suis en consultation.

J’ai suivi, et je suis encore des formations spécifiques, onéreuses et pointues sur des méthodes thérapeutiques, j’adhère à une fédération de psychologues praticiens et thérapeutes internationale (AFICV), et je suis supervisée par d’autres psychologues. 

Ce que je suis est aussi ce avec quoi je travaille, et avec quoi je soutiens et aide la personne qui vient me voir en consultation à aller mieux et à reprendre sa vie en main. 

"Science sans conscience n’est que ruine de l’âme" disait Rabelais.

L’avenir très proche nous le dira.

 

---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute

 

[1] ARS: Agence Régionale de Santé

[2] APE : Activité principale exercée

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HOMME-FEMME, COUPLE : NOS VENTS CONTRAIRES

L’amour, la relation, le couple, est une singulière aventure, une traversée au long cours. Comme l’explique le médecin sexologue Sylvain Mimoun[1], le « Nous » est un projet « chargé de toutes les attentes, de tous les rêves, et menacé de toutes les imperfections[2] ». La navigation de la vie amoureuse peut être fluide et paisible par moment, mais il peut aussi arriver que le vent change, conduisant le couple à faire route sur des océans d’émotions, des mers d’incertitudes jalonnées d’imprévisibles dangers. 

En consultation, je rencontre des hommes et des femmes qui évoquent leur relation sentimentale, leur mariage, leur vie amoureuse ou sexuelle, parfois mélancoliques des premiers moments de leur couple à ses débuts. D’une certaine façon, ils s’accrochent au souvenir idéalisé de cette période magique de découvertes et de séduction de leur amour originel. 

Pour garder le cap, les partenaires vont devoir vivre tout un apprentissage, une maturation, un travail d’acceptation de l’autre, vers une évolution incontournable, petit deuil du couple idéel, vers la cocréation d’une relation mature et constructive, empreinte de communication et de concession. En somme, il va falloir s’adapter et avoir le pied marin !

 

Vendée Globe[3] versus Route du Rhum[4]

Le couple naissant va ainsi prendre la haute mer, et s’exposer aux vents et aux courants du large. Dans son ouvrage, le Dr Mimoun distingue les trois principales phases ou étapes à franchir pour solidifier la relation jeune vers un couple durable à proprement parler :

 

  • La phase de la fusion (1+1=1) : fusion, symbiose, osmose… Dans cette période d’émerveillement et de fascination, c’est le « Nous » qui compte, le « Moi » se retrouvant en retrait. C’est la période où l’on ne fait qu’un avec l’autre, où l’on fait tout ensemble, où l’on se comprend, sans avoir besoin de parler, dans une complicité totale, une communion d’idées, de pensées et de valeurs... Les activités sont pratiquées à deux, très peu de choses sont envisagées sans l’autre, c’est la phase de création d’une bulle dans laquelle on s’isole délicieusement à deux, loin des autres, tant on a l’impression d’avoir trouvé la moitié de soi, l’âme sœur.

 

  • La phase de dé-fusion (1+1=3) : Cette phase fait forcément suite à la première ; cette période permet la réappropriation de soi comme sujet individualisé, et l’on y redevient en quelque sorte soi-même. C’est là que nous affirmons alors nos différences, nos goûts et nos valeurs distinctes, mais aussi nos désirs, nos priorités, nos croyances, nos défenses. L’équation est alors composée de chaque Moi (1+1), le tout additionné d’une entité à part entière qu'est la relation, le couple. C’est à ce moment où les partenaires se défusionnent et se différencient à nouveau. Cette distanciation de l’autre peut être mal vécue, et faire rejaillir d’anciennes blessures de rejet, d’imperfection ou d’abandon. Il s’agit d’une étape dangereuse pour le couple, une phase de déséquilibre à traverser, où les voies d’eau sont probables, les écueils pas toujours apparents et les abandons nombreux.

 

  • La phase d’exploration du cadre : C’est ici que s’entame une répartition des temps, ceux que l’on souhaite vivre à deux, et les autres. Dans cette période, chacun se tourne vers l’extérieur, les amis, les sorties, les activités mises en pause pendant les deux précédentes phases. Cette période est tout aussi délicate à négocier, en fonction du degré d’élasticité, d’ouverture et d’écoute dans le couple. Entre balance et juste distance à trouver, c’est une période de questionnement et d’influences extérieures, de comparaison à d’autres couples aussi. De cette remise en question de la relation s’établira ou non une communication positive, une exploration des contours de la relation, une mer moins formée, calme mais trompeuse, car potentiellement porteuses d’autres troubles, les non-dits, malentendus, frustrations... Autant de risques de chavirer.

 

Après les alternances de sérénité et de gros temps, le couple-équipage, parfois éprouvé, se dirige vers l’équilibre-socle, la stabilité et la maturité. Le couple a travaillé ses ressources, renforcé ses liens pour construire l’avenir. Il a un horizon. Toutefois, il n’existe pas de règles gravées dans le marbre, pas de durée ou progression normale, de programme à suivre, parce qu'évidemment chaque couple est unique.

 

Météo émotionnelle et communication

Au XXIe siècle, il est plus naturel et admis d’afficher des décalages de comportements et d’états d’âme dans le couple : Désormais, des hommes peuvent avoir des comportements que l’on prétend féminins, et vice et versa. Mais le plus souvent l’homme se définit par le « faire ou l’agir », le métier exercé, les sports ou activités pratiquées, les études suivies, les projets en cours. 

La femme se décrira plus facilement par sa situation sentimentale, conjugale ou familiale, mais aussi par le caractère, les traits de personnalité, en somme par « l’être », comme l'explique la psychologue clinicienne Yolanda Mayanobe[5]. Ainsi les émotions masculines et féminines s’expriment de manière différente, même si encore une fois, rien n’est absolu ni figé. 

Pour les femmes, les mots choisis traduisent la palette émotionnelle et affective. Elles parlent plus librement de leurs émotions et ainsi relâchent les tensions, y compris par les larmes. Les hommes peuvent être déroutés par ces manifestations émotionnelles, car certains hommes sont encore persuadés de devoir camoufler leurs affects ou leurs émotions. Comme si le contrôle leur était indispensable pour rester crédibles. A noter que les hommes qui ont engagé un travail thérapeutique ou qui ont réfléchi sur eux-mêmes sont  fréquemment plus disposés aux échanges, à évoquer leurs états émotionnels. Si les femmes ont besoin de se raconter et d’être écoutées _ même sans apport de solutions concrètes _ certains hommes se retrouvent parfois en décalage face à ces attentes, auxquelles ils répondent par des tentatives de solutions, voire d’injonctions (« il faut », « tu devrais » etc…). En effet, les messieurs sont globalement moins enclins à attendre un conseil ou une aide, préférant intérioriser les difficultés jusqu’à trouver leur solution.

 

Rugissants, hurlants, déferlants[6]

En matière de couple, il existerait des étapes temporelles synonymes de crise : 3 ans, 7 ans, 10 ans… sans qu’il s’agisse là encore d’une règle, norme ou vérité. Beaucoup de divorces sont prononcés entre 3 et 4 ans de mariage. Il existe d’autres périodes temporelles délicates à franchir, telle la naissance du premier enfant, voire le départ du dernier de la maison. En fait chaque grand bouleversement peut générer une crise dans le couple : Mutation ou changement de travail, déménagement, problèmes de santé, départ à la retraite ou perte d’emploi… Si le divorce[7] a été multiplié par 4 depuis les années 60, 18% ont lieu avant 5 ans de mariage, et 33% avant 15 ans. 

Alors pourquoi se séparent-on ? La sociologue Irène Thery[8] nous apporte quelques éléments de réponse. Elle évoque côté femme, les difficultés liées à l’indifférence, la divergence d’intérêt, les injures et problèmes sexuels, le caractère de l’autre dans 21% des cas ; à 15% pour l’adultère ou la naissance d’un enfant ; la violence physique pour 13%, les problèmes professionnels 7%, la maladie ou un accident 6%, pas de crise précise 5%, la famille (mésentente avec la famille de l’autre ou sa propre famille) à 4%, et une rubrique « divers » à 14% regroupant des problématiques d’alcoolisme, d’abandon du domicile.

Côté homme, les motivations évoquées sont à 21% des difficultés de couple à proprement parler, pas de crise précise pour 17%, l’adultère 16%, le travail ou la naissance d’un enfant 8% ; la famille 7%, la maladie ou accident 6%, le départ du domicile 4% et la rubrique « divers » (alcoolisme et violences) à hauteur de 13%. A noter comme le souligne I. Théry dans son livre, la violence physique évoquée par les femmes est ignorée par les hommes , et l’absence de crise supposée par les hommes (17% des récits masculins) n'est qu'à 5% pour des récits féminins.

Des chiffres qui donnent à penser.

 

Il est probablement illusoire de vouloir changer l’autre, le transformer pour qu’il/elle ressemble à notre idéal (féminin ou masculin). Le couple est affaire de concession, complicité, communication et tendresse, autant que de respect, de sentiment et de sensualité. Lorsque le couple est en crise, il vaut mieux dédramatiser avant d’entamer immédiatement une thérapie de couple, voire une séparation. Si le thérapeute peut soutenir et aider une personne qui s’interroge sur sa vie personnelle et sur l’avenir de sa relation, c’est avant tout à chacun, individuellement de progresser de manière active sur cette démarche. Le « tout-tout-de-suite » ou le « tout-ou-rien » ne sont pas réalistes ni rentables, en amour comme dans les relations humaines en général. Les difficultés en amour se surmontent avec dialogue, volonté, courage, engagement, acceptation, intelligence et … petits pas.

Très souvent, nous nous apercevons en thérapie que l’homme et la femme ont tous les deux raison, disent chacun à leur manière la même chose, voire ont les mêmes besoins. Dans la relation homme-femme, c’est d’abord d’être écouté, rassuré et compris qui permet d’avancer. Si les mots d’amour calment les maux d’amour, l'amour reste fragile et s'entretient, car « l’amour naît de rien et meurt de tout[9] ». 


---- Marie-Christine Abatte ----

Psychologue & thérapeute 

 

[1] Le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue, andrologue et sexologue, intervient régulièrement dans le journal de la santé sur les questions de sexualité, et a une chronique dans Femme Actuelle.

[2] S. Mimoun et R. Etienne “Sexe et sentiments” (2004) Albin Michel.

[3] Un tour du monde en solitaire, sans escales et sans assistance. La course – surnommée « l’Everest de la mer » à cause de sa difficulté – prend la mer tous les quatre ans, au départ des Sables d’Olonne, en Vendée. 

[4] Ici pas de tour du monde, une « simple » traversée de l’océan atlantique, sur les traces des anciens bateaux marchands. Créée en réponse au refus de 56 bateaux jugés trop gros par les anglais, elle est relativement courte (10 jours à peine) et relie tous les quatre ans Saint Malo à Pointe-à-Pitre. 

[5]   Yolande Gannac- Mayanobe http://lartdubonheuralicien.blogspot.com/2014/08/qui-suis-je.html

[6] Rugissants, hurlants, déferlants : Les 40e rugissants, 50e hurlants, et 60e déferlants sont des vents que l’on retrouve dans l’Océan Austral, au plus proche de l’Antarctique. Ils portent les numéros des parallèles qui les délimitent, dans l’hémisphère sud. Leurs noms bruyants peuvent effrayer, et à raison : longtemps redoutés en raison de leur puissance, ils ont façonné les routes maritimes des navires qui se hasardaient dans ces eaux.

[7] Source : Francoscopie 2003, Editions Larousse

[8] Irène Thery « Le démariage. Justice et vie privée ». Irène Théry, sociologue du droit, directrice de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Marseille, a beaucoup travaillé les liens entre couple, filiation et parenté, ainsi que les questions relatives au divorce. https://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/au-temps-du-demariage-entrevue-avec-irene-thery/

[9] Citation d’Alphonse Karr, romancier.

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